Affaire « charbon fin » : tentative d’explication du ministre des Mines et des Carrières

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Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a réagi ce lundi 03 juin au cours d’une conférence de presse à l’affaire charbon fin qui fait couler beaucoup d’encre au Burkina. Cette affaire est la polémique sur une éventuelle complicité du Ministère des mines et Essakane pour une exportation frauduleuse de minerais précieux. Le ministre dit regretter « des accusations tous azimuts de l’administration minière et des autorités aux sommets de l’Etat ».

Selon le ministre, son département fait dans les règles de l’art son travail. Il affirme que son ministère a joué le rôle qui est le sien, à savoir « le suivi administratif régulier des opérations d’exportation de produits miniers ».

Pour bien expliquer les faits, il est revenu sur ce qu’il considère être la genèse authentique des faits : « il faut rappeler que les faits remontent à Août 2018 et non en fin décembre. C’est à cette date que par correspondance, la société Essakane a déposé une demande d’exportation du charbon fin au Canada pour traitement. En marquant son accord, le ministère a invité la société à fournir des informations sur les échantillons ainsi que les dates de pesée et de colisage. Après analyse de 640 échantillons, les quantités d’or fin ont été estimées à 304 kg d’or et 135 kg d’argent. La valeur estimée des métaux est de plus de 7 milliards. Le Bureau des mines et de la géologie du Burkina BUMIGEB a aussi analysé les doublons des échantillons et les résultats ont été transmis au parquet » a-t-il relaté. Il précise que c’est à l’issu de ces différentes procédures que autorisation a été donnée à la société d’exporter le charbon fin.


Ainsi, a-t-il étayé, « c’est au cours de l’acheminement que le procureur a ordonné la saisie de la marchandise à Bobo Dioulasso par la brigade nationale anti-fraude de l’or. Après investigation, la brigade a conclu, l’absence d’infraction de fraude ». En effet a-t-il poursuivi, « suite à ce rapport, le procureur a commis deux consultants de compétence chimiste et douanière pour investiguer ». Ce qui a permis à M. Idani de conclure que c’est probablement le contenu de ce rapport, qui a conduit à cette polémique dans les médias, et une  » récupération par les OSC ». En outre, Oumarou Idani rassure par rapport aux suspicions qui pèsent sur la société Essakane : « s’il advenait que la société Essakane S.A. était reconnue coupable d’infraction, le ministère appuiera toutes les structures compétentes en charge de l’application des sanctions prévues à cet effet ».


Adama’s Ouédraogo
minute.bf