Cellule genre du ministère de la sécurité : Bilan des actions et perspectives

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Organisée en conférence de presse le jeudi 12 septembre 2019, la cellule genre du Ministère de la Sécurité a dressé le bilan de ses actions passées et décliné celles à venir. Selon le superviseur général de la Cellule, Maïmouna Thiombiano, Sécretaire Générale du Ministère de la Sécurité, il s’agit de donner plus de visibilité à la cellule, née il y a seulement deux ans, soit le 10 octobre 2017.

La cellule genre a été créée, selon Mme Thiombiano, dans le but de « venir en aide à toutes les personnes vulnérables au sein du Ministère de la Sécurité ». Après deux ans d’existence, ses actions ont été le plus centrées sur la formation en vue de mieux faire comprendre et accepter le concept « genre ». Ainsi, dès 2017, un atelier de trois jours a été organisé pour former les membres du bureau afin qu’ils puissent s’appoprier le concept.

En 2018, en plus de la formation des membres du bureau sur les techniques de plaidoyer, d’autres ateliers de formations ont également été initiés au profit d’autres organisations comme l’Ecole nationale de la Police dans le sens de faire comprendre la notion du genre aux encadreurs. Aussi, Mme Thiombiano se rejouit-elle de la participation de la cellule dans des actions de suivi et de mise en œuvre des engagements pris par le Burkina Faso en faveur de la femme. En effet, la cellule dit avoir contribué à l’élaboration d’un « plan d’action à la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre sur le plan juridique, judiciaire, socio-économique et sanitaire », plan d’action qui a été validé.

Toutefois, cette cellule fait face à de nombreuses difficultés d’abord liées à la « méconnaissance du concept genre par les premiers responsables », chose qui, de l’avis de la superviseur générale, laisse entrevoir un certain « désintérêt ». Aussi, l’autre obstacle et non des moindres, reste l’épineuse question du financement. Selon la SG du Ministère de la Sécurité, le budget annuel alloué à la cellule par le ministère est de « deux millions » de de nos francs, ce qui, à son sens, ne permet pas à la cellule de mener à bien ses activités. Enfin, l’autre difficulté reste « la mobilisation des membres même de la cellule qui ne se sont pas encore appropriés le concept », a dit la SG.

Dans le cadre de ses activités, la cellule prévoit un panel le 13 septembre sur le thème : « Contribution de la femme dans la gestion des conflits et du processus de restauration de la paix ». Elle compte également rendre visite à un des camps de déplacés pour non seulement, s’imprégner des réalités des jeunes filles, des femmes et des enfants et aussi pour leur apporter du soutien.

Franck Michaël KOLA (Stagiaire)
Minute.bf