Crise des GRH: Le ministre Séni Ouedraogo se lâche…

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« Mon pays est devenu un tribunal populaire où chaque jour foisonnent des jugements populaires sans réels éléments d’analyse », a déclaré le ministre en charge de la fonction publique, Séni ouédraogo, lors d’un déjeuner de presse sur les réformes de la fonction publique le 13 septembre 2019.

En ce qui concerne le refus du dialogue que le Syndicat national des gestionnaires des ressources humaines (SYNAGRH) lui reproche, Séni Ouedraogo y a apporté un démenti formel. Il dit avoir reçu dans le mois de Mai 2019 le SYNAGRH. Également en Juillet, à son absence, « le ministre de l’éducation Stanislas Ouaro les a reçus pour une sortie de crise », a-t-il confié .

Pour séni Ouedraogo, il y a un certain nombre d’éléments d’analyse qu’il faut avoir avant de porter des jugements sur ces actions . Sur l’axe 3 du protocole d’accord signé par exemple avec le SYNAGRH , le ministre de la Fonction publique a fait savoir que la loi de finances définit les conditions dans lesquelles il faut octroyer des augmentations de salaire et des primes de motivation.

« Les motivations du SYNAGRH ne rentrent pas dans ce cadre », a-t-il clarifié . « On me dit de les rencontrer dans un cadre où je ne peux rien y faire, c’est compliqué », se défend le ministre. Pour lui, les discutions doivent se mener dans le cadre du possible et dans un cadre bien précis. Il a stipulé en ce qui concerne les revendications des GRH: « On ne doit pas sacrifier l’intérêt général à l’intérêt catégoriel ».

Il a fait savoir que les primes de motivation doivent entrer dans le cadre de recouvrement, de collecte de pénalités et d’amendes. « La loi est claire là dessus », martèle Séni Ouedraogo . Alors que, poursuit-il, les revendications de motivation des GRH ne s’inscrivent pas dans ce registre. « Je suis d’accord qu’on doit discuter, la discussion, elle est imparable mais quand il y a des gens qui font de la surenchère et brandissent des menaces, que voulez-vous qu’on fasse ? », s’est-il interrogé .

Il a d’ailleurs informé que le gouvernement a décidé de ne plus discuter sur des revendications pécuniaires. Pour l’heure, il dit constater avec regret que cette crise des GRH fait que plus de 1400 fonctionnaires attendent leur affectation dont 300 médecins.

Au total, à l’en croire, « 295 millions de FCFA de masse salariale est octroyée à des agents qui ne travaillent pas ». À ce nombre, s’ajoute les retraités qui attendent le traitement de leur dossier. À ce niveau, comme dans le cadre de l’organisation des concours, « suite au refus de travail des GRH, des solutions seront trouvées pour soulager les Burkinabè », a-t-il conclu.

Adam’s Ouedraogo

Minute.b

3 COMMENTAIRES

  1. Il faut être au Burkina Faso pour voir se genre de personne dans un gouvernement, un homme qui lutte corps et âme pour cacher la vérité à l’opinion nationale. Il suffit d’analyser ses différentes sorties médiatiques vous constaterez que ce Ministre n’a aucune logique dans ses déclarations.

  2. Si vous continuez a payer des gens qui ne travaillent pas à hauteur de 295 millions, ne soyez pas étonné que ceux qui travaillent revendiquent. Ceux peuple vous confié sa destinée il faut l’assumer et fermement même s’il doit y avoir des victimes ou alors en tirer les conséquences logiques. Ceux qui ne veulent travailler envoyez les rejoindre les militaires et policiers radiés au HCRUN pour négocier leur réintégration après un an de galère.

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