Mise en circulation des nouvelles plaques d’immatriculation : Le ministre des Transports donne les raisons

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La phase essai des nouveaux permis de conduire, de cartes grises, et de plaques d’immatriculations est une réussite selon le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière Vincent Dabilgou. Face à la presse ce mercredi 14 août 2019 à Ouagadougou, M. Dabilgou a rappelé que depuis le 9 Juillet 2019, des véhicules circulent sur le territoire burkinabè avec de nouvelles plaques. c’est en réalité, selon ses dires, l’essai du projet de modernisation et de sécurisation des véhicules. »Aujourd’hui nous pouvons dire que l’échantillon est conforme » a déclaré Vincent Dabilgou qui se réjoui déjà de « l’adhésion de la population ».

Ce projet, a-t-il rappelé, a été motivé par plusieurs raisons:  » Il était d’abord impératif d’aller vers ce projet car l’ancien système était dépassé. Prévu pour durer 10 ans l’ancien système a fait 25 ans. Ce nouveau système permettra de lutter contre la fraude, l’insécurité. Il va permettre de moderniser les documents de transport, d’institutionnaliser et d’adresser les différents types de véhicules du parc auto et moto du Burkina Faso ».

À en croire le ministre, ce système qui a permis la mise en place de nouvelles plaques va concrètement permettre d’aller à une nouvelle forme de codification. Ces plaques comportent un numéro d’ordre, un code sécurité, un code région et un groupe alphanumérique. Cette codification, a expliqué le ministre, va permettre d’identifier les détenteurs de la plaque en temps réel grâce à un équipement spécial qui sera mis à la disposition des agents de contrôle. À ce propos Vincent Dabilgou a rappelé que chaque individu, une fois entré en possession d’une plaque d’immatriculation le gardera à vie. À l’entendre, pour un véhicule, si l’on vous délivre la nouvelle plaque, l’identifiant qui vous a été attribué, vous reviendra même si vous changez d’engin. À terme, a-t-il confié, cette forme de codification des nouvelles plaques va permettre d’immatriculer 61 millions d’engins à deux roues et à quatre roues.

En ce qui concerne les tarifications, il faudra débourser dix mille franc pour la plaque des engins à deux roues et vingt-deux mille francs pour les plaques de véhicules, soit onze mille franc pour chaque plaque avant ou arrière des véhicules. En outre, ce projet de la modernisation et la sécurisation des titres de transport et la re-immatriculation des véhicules, des dires du patron des transports, est prévu pour durer cinq ans et coûtera 15 milliards à l’État burkibabè. Pour conclure, il a tenu à informer que dans les perspectives de modernisation, son ministère va très prochainement entamer un projet d’informatisation, de contrôle, de modernisation des auto-école. Il prévoit également l’instauration obligatoire du permis de conduire pour les engins à deux roues et la modernisation du système de transport en commun avec la mise en place de nouveaux axes propres aux bus pour plus de rapidité et de fluidité du transport en commun.

Adam’s Ouedraogo

Minute.bf