Sécurité au Soum : « Des interventions françaises sont faites à la demande de l’Etat-major »

Dans le Soum, contrairement à la rumeur qui fait état de l’installation d’une base française à Djibo, il n’en est rien selon le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou. «Il n’y a pas de base militaire française à Djibo », rétorque-t-il à la question d’un journaliste qui voudrait avoir la réaction du gouvernement sur cette rumeur. C’était au cours du point de presse du gouvernement ce jeudi 3 octobre 2019 à Ouagadougou.

« Il n’y a pas de base militaire française à Djibo », a insisté Remis Fulgance Dandjinou qui reconnait, tout de même, qu’ « il y a des interventions françaises qui sont faites à la demande de l’Etat-major général des armées » dans le Soum. « Les forces armées françaises, notamment l’armée Barkane, ont soit intervenu, à ce que je sache, au moins deux fois dans cette zone », a-t-il voulu être plus précis sur la question.

Après les interventions, ces forces sont reparties, a souligné le porte-parole du gouvernement qui appelle à « faire la part des choses » sur tout ce qui se dit sur cette affaire. « J’ai pris le soin, avant de venir ici, de vérifier avec le Chef d’Etat-major et le ministre de la défense qui ont répété de façon claire et nette, qu’il n’y a pas de base française en construction à Djibo. J’ajoute que les soldats de Barkane ont été sollicités deux fois dans cette zone, pour intervenir », a soutenu, avec véhémence, le Ministre Dandjinou qui a rappelé que le l’ancien président de Haute-Volta,  aujourd’hui Burkina Faso, « Maurice Yaméogo, est l’un des rares présidents dans l’espace ouest-africain à avoir refusé une base ».

Aujourd’hui, poursuit  le porte-parole du gouvernement, le Burkina Faso est dans un accord de défense avec la France. Ce qui permet au pays des Hommes intègres de solliciter l’aide de l’armée française, quand besoin y est, dans la lutte contre cette hydre terroriste « à plusieurs têtes » qui nous attaques depuis quelques années.

Image d’illustration

« Il n’y a pas un Etat qui gère directement un aérodrome »

Cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour le porte-parole du gouvernement, de revenir sur l’affaire de l’aéroport de Donsin qui fait beaucoup jaser. En effet, des syndicats, au cours d’une conférence de presse, s’opposaient à la privatisation de l’aéroport international de Donsin.

Pour se faire entendre, ces syndicats de l’aviation projetaient un arrêt de travail du 11 au 12 octobre 2019. Interrogé sur la question, le Ministre Dandjinou a reconnu qu’un « opérateur est intéressé à reprendre l’exploitation comme cela se passe dans tous les pays du monde », avant de préciser qu’ « il n’y a pas un Etat qui gère directement un aérodrome ».

Armand Kinda

Minute.bf

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