Sécurité/ Burkina : Deux réseaux de délinquants dans les mailles de la police

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Ces bandits, avec leur butin, ont été présentés à la presse

La police de la commune rurale de Saaba a tenu le mardi 9 juillet 2019, une conférence de presse dans ses locaux. L’objet de ce point de presse était de présenter aux populations des réseaux de délinquants qu’elle a démantelés.


Un véhicule TOYOTA, trois motos, une moto électrique pour enfant, quatre téléphones portables, une télévision et divers autres objets, c’est l’ensemble du butin qui a été saisi par la police de Saaba, dans les encablurss de Ouaga, des mains de deux réseaux de délinquants. « C’est suite à des informations d’honnêtes et braves citoyens que nous avons mené des enquêtes. Et nous avons pu, lors de ces enquêtes, interpelé des présumés auteurs, co-auteurs de différents sortes de vols, de tentatives de kidnappings etc.», a expliqué le Lieutenant de Police, Harouna BADINI, Chef de Poste de Police de Saaba, qui a confié que ces bandits projétaient l’enlèvement d’un expatrié en vue de poser des conditions de sa libération au prix d’une rançon.

Ce matériel a été saisi des mains des bandits

Ces délinquants composés d’élèves, étudiants et d’employés de commerce sont tous domiciliés à Ouagadougou. Ils opèrent en général dans les zones de Saaba, les secteurs 41, 42, 43, 44, 45 et 52 et les quartiers de Wemtenga, Dassasgho, zone 1 et Bendogo de Ouagadougou. Ils ont un mode opératoire assez particulier.A l’aide de tournevis, d’arrache-clous, de tasers, de couteaux et de pistolets automatiques, ces bandits dépouillent leurs victimes qui sont souvent de passage tard dans la nuit dans les zones citées. Il arrive parfois qu’ils cueillent leurs victimes chez elles après qu’ils les ont repérées.

Le Lieutenant de Police, Harouna BADINI, exhorte les populations à plus de collaboration


« C’est la part du gain facile qui pousse ces personnes au banditisme », a dénoncé le Lieutenant de Police Harouna BADINI. Il a par ailleurs dit être très satisfait de la collaboration qui existe entre les populations et ses hommes. C’est pourquoi, il a exhorté davantage les populations à plus de prudence et à la collaboration avec les forces de défense et de sécurité en cas de situation suspecte.
Témoignage d’une victime


Djémilatou Cassandra Gbatcheoungba a 18 ans et est une élève en classe de terminale. Après sa séance de sport dans la nuit, elle rentrait chez elle. C’est alors qu’elle a réçu un appel sur son téléphone portable. Après avoir fini de communiquer et s’apprêtant à empocher son téléphone portable, les bandits, de façon brutale, lui dépossedèrent de son appareil. Malgré ces cris et sa tentative à leur poursuivre, les bandits ont pu s’échapper. De retour à son domicile, elle a utilisé le téléphone portable de sa tante pour joindre son numéro volé dans la rue. C’est ainsi que les délinquants ont décroché l’appel et ont demandé une rançon de 25 000 francs en contrepartie du téléphone. Cependant, comme un coup de chance, Djémilatou Gbatcheoungba apprendra le lendemain l’arrestation de la bande de ses bourreaux.

Elisée TAO (Stagiaire)
Minute.bf