Affaire retrait du MRB de l’APMP : Yéli Monique Kam réagit

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Un écrit annonçant le retrait du parti de Kam Yéli Monique du cadre de concertation des partis de la Majorité présidentielle circule depuis quelques temps sur les réseaux sociaux. Contactée par www.minute.bf, la présidente du Mouvement pour la Renaissance du Burkina Faso (MRB) s’est dite offusquée de la manière dont le contenu d’une lettre d’interpellation qu’elle a adressée au président du Faso, avec ampliation faite à l’Alliance des partis politiques membres de la majorité présidentielle (APMP), s’est retrouvée sur les réseaux sociaux.

Depuis hier 13 janvier 2022, une note annonçant la retrait du MRB, parti de Monique Yeli Kam, de la majorité présidentielle, est devenue virale sur les réseaux sociaux. La substance est:

« Bonsoir chers camarades.

Dans une correspondance adressée à Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORÉ, la Présidente du MRB Yeli Monique KAM annonce son retrait à la majorité présidentielle et des ampliations aussi adressées au camarade Président du MPP et au Coordonnateur de l’APMP. La Coordination a pris acte de ce départ. À cette occasion,  j’ai procédé au retrait de son numéro WhatsApp sur la plateforme et nous lui souhaitons bonne continuation.

Le Secrétaire Exécutif »

Suite à cette note, la présidente du MRB, Yéli Monique Kam que www.minute.bf a contactée affirme clairement n’avoir pas déposé un avis de retrait de son parti de la majorité présidentielle pour le moment, mais donne un ultimatum de 8 jours. Elle dit plutôt avoir adressé une correspondance au président du Faso pour lui parler de la situation nationale. Précisément, confirme-t-elle, la lettre parle de « l’éducation, l’insécurité, la coopération régionale mise à mal avec l’embargo sur le Mali, de l’impunité et de la corruption généralisée, le détournement de deniers publics, et l’absence de cadre de concertation au sein de l’APMP pour permettre aux alliés de réfléchir sur les problèmes de gouvernance ».

Aussi, sa missive, indique-t-elle, avait également pour objectif d’expliquer ce qui se passe au sein du cadre de concertation de la majorité présidentielle, plus précisément sur le fait que les partis membres du cadre ne sont pas concertés ou entendus sur les problèmes de la nation. Elle a considéré les partis alliés de la majorité présidentielle comme des « figurants ». Pourtant, elle dit être « acculée » par sa base, qui ne comprend pas pourquoi le MRB est « cantonné quelque part sans pouvoir contribuer pendant que la situation se dégrade ».

Ainsi, la yennega de l’éducation dit avoir signifié dans sa lettre de deux pages adressée à Roch Marc Christian Kaboré que si la situation reste telle et que les partis alliés de la majorité présidentielle restent figuratifs, son parti allait décider de se retirer du cadre de concertation de la majorité présidentielle.

Par ailleurs, elle s’est indignée du fait que certains points de sa lettre adressée au locataire de Kossyam se retrouvent déjà sur les réseaux sociaux avant même que la missive ne parvienne à qui de droit. Une situation qu’elle juge « décevante » tout en indiquant que le changement du Burkina Faso ne peut pas s’opérer par de tels agissements. « Le changement que nous voulons, ce n’est pas seulement à la présidence, c’est nous tous qui devons changer. Chacun doit changer sa façon de faire », a-t-elle conseillé, s’exprimant sur www.minute.bf.

Pour terminer, la présidente du MRB s’est voulu on ne peut plus claire sur certains points de la situation du pays. Le pouvoir, pour elle, se gagne par les urnes. « Je suis résolument républicaine et démocratique. Le pouvoir se gagne par les urnes. Maintenant, c’est à nous de changer les choses. Nous devons travailler à changer les consciences afin qu’on vote utile, de sorte à porter au pouvoir des personnes intègres. Il faut aussi changer les modalités du scrutin. Si on reste sur le scrutin à voix, on n’aura pas les personnes qu’il faut », pense-t-elle avant d’annoncer que d’ici 8 jours si ses recommandations ne sont pas prises en compte, elle déposera au MATDS une déclaration de retrait de son parti de la majorité présidentielle.

Pour information, le MRB attend toujours la réponse du président du Faso jusqu’au vendredi prochain. Passé ce délais et si la situation n’évolue pas dans le sens positif des choses, le parti « va décider » de la marche à suivre.

Minute.bf

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