Augmentation des prix des hydrocarbures : « Les prix sont fixés en fonction du marché international » (Yvonne Rouamba/Guigma)

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Le gouvernement burkinabè, dans un communiqué signé par le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, annonçait vendredi dernier, une hausse sur les prix des hydrocarbures et du gaz butane. Une mesure qui rentre en vigueur à partir de ce mardi 23 mars. Cette hausse de 10F CFA sur les hydrocarbures à la pompe et de 500F CFA sur la bouteille de gaz de 12,5 Kg avait suscité beaucoup d’interrogations dans l’opinion publique.

Invitée du journal de 20 heures de la télévision nationale hier lundi, la présidente du Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures, Yvonne Rouamba/Guigma, par ailleurs Sécretaire générale de la Primature, a donné des explications sur ce sujet qui continue de faire de gorges chaudes au sein de l’opinion.

L’invitée du jour, Yvonne Rouamba/Guigma, explique que cette augmentation résulte de l’application d’un mécanisme mis en place qui veut que les prix soient fixés en fonction du prix constaté sur le marché international. Elle révèle à cet effet qu’entre septembre 2020 et février 2021, le cours du prix du brent a connu une hausse de 52%, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter le niveau de subvention apportée par l’Etat.

« Si nous avons une augmentation qui dépasse 40% sur le marché international, le mécanisme prévoit un réajustement des prix », a-t-elle précisé.

Pour ce qui est de l’augmentation de 500F CFA sur le prix du gaz butane, Yvonne Rouamba a rappelé que malgré l’augmentation, la bouteille de gaz de 12,5 kg reste subventionnée par l’Etat, à hauteur de 3290 F CFA par bouteille achetée et 2220 F CFA sur chaque bouteille de 6 kg. Dans ses explications, elle a révélé, par comparaison, qu’au Mali voisin, la bouteille de gaz de 12,5 kg coûte à ce jour 12 300 F CFA, contre désormais 5 500 F CFA au Burkina Faso.

L’objectif du gouvernement burkinabè en subventionnant le gaz butane, à l’en croire, est de lutter contre la déforestation, les coupures abusives du bois pour le charbon, etc. en vue de protéger l’environnement. Avec cette augmentation, Yvonne Rouamba/Guigma appelle à la compréhension des populations et « espère » qu’elles ne vont pas se replier vers l’utilisation du bois de chauffe ou du charbon, parce que l’objectif de la subvention du gaz par l’Etat, insite-t-elle, demeure la préservation de l’environnement. Mme Rouamba a enfin estimé qu’il est impérieux d’engager « ensemble des réflexions », afin de trouver des solutions alternatives à la préservation de l’environnement.

DCRP/Primature

Minute.bf

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