Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) Stanislas Ouaro, accompagné des autorités administratives et coutumières de la région de la Boucle du Mouhoun, a assisté à l’installation du nouveau chef de canton de Ouarkoye, une localité située sur l’axe Dédougou-Bobo Dioulasso.
Le nouveau chef de canton de Ouarkoye a prêté serment en promettant la paix, la cohésion sociale et le respect des valeurs culturelles et coutumières.
Ainsi, pour un développement harmonieux de la commune, la population des 24 villages de la commune a décidé de réinstaller la chefferie traditionnelle.
Depuis le 24 Février 2020 les chefs de canton de la zone se sont retrouvés, et à l’issue de cette rencontre, une association a vu le jour dénommer MASATON (une association des chefs coutumiers en dioula).

« Notre culture, c’est le fondement de notre existence, et la culture est guidée par un responsable », a rappelé le chef de canton.
En effet, c’est depuis 1963 qu’il n’y avait pas de chef de canton à ouarkoye, c’était un vide, explique le Chef. Et c’est ce qui a poussé les chefs des villages à se concerter pour créer l’organisation pour combler ce vide, et l’occasion s’est présentée aujourd’hui, nous relate le porte-parole de Tamini Dofini Bissimina, nouveau chef de canton.
Tous les chefs traditionnels des 24 villages ainsi que leurs populations ont manifesté leurs joies, traduit leur reconnaissance et formulé leurs vœux de longévité, prospérité et succès à leur chef suprême (traditionnel) devant le Ministre et les autorités régionales de la boucle du Mouhoun.
Apres l’installation de Tamini Dofini Bissima comme chef de canton de Ouarkoye, le ministre et toute sa délégation se sont rendus dans le village de NAZI Boni, où ils ont visité le CEG de Bouan, village natal de feu Nazi Boni où les travaux de construction de 6 classes sont à 80% prêtes à accueillir les élèves dès la rentrée prochaine. Ce CEG est composé de 6 classes, une administration, une bibliothèque, un laboratoire, et des bureaux pour le personnel d’encadrement.
Le ministre a terminé sa tournée dans un village à quelque 15 Kilomètres de Dédougou où il a visité le chantier de l’école de Facouna, déjà opérationnelle et n’attend que la rentrée prochaine pour accueillir les élèves. Une école sous paillotte devenue un Bâtiment de 3 Classes, c’est un ouf de soulagement pour les acteurs du système éducatif et les parents d’élèves en général.
Composée elle aussi de 3 classes, des latrines, d’une fontaine, cette école est alimentée en électricité par un système photovoltaïque.
C’est dans le cadre du Programme du Président du Faso inscrit dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) dont l’objectif est de résorber les classes sous paillote que l’école de Facouna a vu le jour grâce à l’appui de la coopération que l’état burkinabè entretient avec la République populaire de Chine assure le Ministre Ouaro.
Basile Le Grand (correspondant)
Minute.bf