Burkina : « Blaise Compaoré sera là une semaine après notre investiture », promet Salif Ouédraogo

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Lors du grand meeting d’ouverture de campagne du candidat Kadré Désiré Ouédraogo (KDO) à la présidentielle 2020, à Kaya, le 31 octobre 2020, son coordonnateur national de campagne Salif Ouédraogo, à sa prise de parole, n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger des actions du pouvoir de Roch Kaboré.

En effet, s’exprime-t-il : « Je m’adresse à vous peuple burkinabè avec beaucoup de pincements au cœur, dus à la perte progressive de nos terres au profit des forces du mal, dus à l’augmentation des problèmes sociaux dans notre pays, dus à la dégradation progressive et continue des valeurs d’intégrité de notre pays».

« D’énormes sacrifices ont été consentis, donnant ainsi à notre pays un label de référence mondial en marque déposée. Ne nous laissons pas divertir par des hommes et des femmes du populisme amateur qui sont en train de mélanger la jeunesse avec un quelque chose label qui n’a aucun sens », a t-il martelé, avant de poursuivre que: « Nous, c’est le label du Burkina Faso. Nous, c’est le Burkina Faso label ».

Le coordonnateur rend également un grand hommage à l’ancien président, Blaise Compaoré, actuellement en exil en Côte-d’Ivoire. Toutefois, il dénonce la promesse faite par Roch Kaboré à Blaise sous condition de sa réélection. « Chers compatriotes, allez y voir qu’après 5 ans d’exercices par des gens qui ont passé plus de 20 ans avec ce monsieur, qu’après le constat de la situation macabre et funestre de notre nation, que ces gestionnaires du pouvoir actuel se contentent de dire seulement au peuple que s’ils sont réélus, ils vont faire venir Blaise dans les 6 premiers mois de 2021. Cette personnalité remarquable et honorable du Burkina ne mérite pas ce genre de propos », a-t-il regretté.

Il annonce donc à contrario que : «Nous, nous ne disons pas si après l’élection de notre candidat, c’est à dire dans quelques semaines. Notre souhait est que Blaise soit aux côtés de notre candidat lors de son investiture. Ou, si les autorités actuelles ne collaborent pas, parce qu’on ne serait pas déjà investis des pouvoirs, nous allons le faire la semaine qui suit notre investiture. Et la frontière sera ouverte à tous les exilés du Burkina Faso».

Salif Ouédraogo a fait savoir dans le même sens que la réconciliation occupe une place importante dans le projet de société de leur candidat KDO.

Hervé KINDA (Stagiaire)

Minute.bf

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