Burkina : C’est parti pour le « mois de la recevabilité dans le secteur minier »

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Septembre est le mois de la promotion minière au Burkina Faso. Ainsi, du 4 au 27 septembre 2020 se tient le « mois de la recevabilité dans le secteur minier burkinabè ». Le lancement des activités de ce mois a eu lieu ce vendredi 4 septembre 2020 à Ouagadougou avec une communication donnée par le Ministre en charge des mines, Oumarou Idani, autour du thème : « Les mines et les carrières au Burkina Faso : un secteur en pleine mutation ». Une communication qui a été suivie d’une visite guidée du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB).

Le secteur minier burkinabè est à l’aube de son développement, a fait savoir le ministre Oumarou Idani qui note que depuis la colonisation jusqu’à nos jours, l’évolution de ce secteur se situe à deux phases. Il s’agit de « la phase de naissance et la phase de transition qui annonce celle du développement », dit-il.

A la naissance, la production était dérisoire et l’exploitation était essentiellement de type artisanal (orpaillage). La production moyenne était d’environ 2 tonnes par an et les recettes d’exportations étaient de 10 milliards en moyenne par an au cours des années 1990, a rappelé le ministre. Il a fallu, selon ses dires, attendre les années 2000 notamment avec l’amélioration du cours mondial de l’or pour connaître des frémissements dans le secteur, grâce aux importants travaux de recherches entrepris par le service géologique national (BUMIGEB).

Le secteur des mines est le plus sécurisé…

Le ministre Oumarou Idani a fait une communication dans laquelle il a fait ressortir le bilan de la contribution du secteur minier dans la mise en oeuvre du PNDES

Ainsi, à partir de 2008-2009, à la faveur de l’embellie du cours de l’or et des réformes (code minier de 2003), les recettes d’exportation d’or ont supplanté celles du coton. Aussi, avec la création d’un Ministère plein dédié aux Mines le 20 février 2017, beaucoup de réformes ont été opérées en vue de renforcer la gouvernance du secteur aux plans législatif, règlementaire et institutionnel. En 4 ans, le ministère a produit plus de textes d’encadrement du secteur que depuis la colonisation. Plus de 40 textes ont été adoptés sur la cinquantaine qui était prévue. Ce qui fait du secteur des mines et des carrières, le plus sécurisé de tout, foi de M. Idani.

En perspective, la prochaine étape (2021-2024) sera consacrée à la consolidation des acquis et la diffusion des externalités positives vers les autres secteurs de l’économie à travers le contenu local. Le ministère travaillera aussi au renforcement des capacités humaines, institutionnelles et organisationnelles pour assurer un suivi contrôle efficace (recherche, exploitation et commercialisation) ; à la promotion de l’exploitation minière semi mécanisée ; à la sécurisation de l’exploitation minière ; à l’intégration des mines au développement local ; au renforcement de la lutte contre la fraude dans la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses, etc.

Le mois de la redevabilité remplace la SAMAO cette année

Une visite guidée du BUMIGEB a été menée après la communication du ministre…

La Semaine des Activités minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO) était prévue cette année du 24 au 26 septembre 2020. Mais pour cause des crises conjuguées sanitaire et sécuritaires, elle a été ajournée. Le ministère des mines a donc jugé utile d’occuper cet espace par le mois de la recevabilité dans le secteur minier. Au cours de ce mois de redevabilité, il sera organisé une caravane de presse qui va s’ébranler dans l’ouest du pays afin de permettre aux hommes de médias de vivre les réalités du secteur en termes de difficultés et de performance de ce secteur. En plus de la caravane, plusieurs communications seront faites sur le programme des recherches minières au Burkina Faso, sur la gestion des titres miniers, le contrôle de l’activité minière, la politique de promotion des carrières, la modernisation du cadastre minier, etc.

Au cours de ce mois, le bilan de la contribution du secteur minier dans la mise ne œuvre du PNDES sera fait par les acteurs miniers. Mais, de ce qu’il ressort de la communication du ministre Idani, la contribution du secteur minier dans la mise en œuvre du PNDES est « satisfaisante ». Les statistiques attendues dans certains domaines ont même été pulvérisées, à l’en croire. « Je me sens comme un ministre comblé », s’est réjoui le ministre, au regard des résultats engrangés par son département dans la mise en œuvre du PNDES.

Armand Kinda
Minute.bf

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