Burkina : Des filles plaident pour la fixation de l’âge minimum du mariage à 18 ans

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Le lundi 11 octobre 2021 a été célébrée la journée internationale de la jeune fille. A l’occasion une cinquantaine de jeunes filles et de jeunes garçons se sont tenus face à la ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique, Victoria Ouédraogo Kibora, en présence de l’épouse du Chef de l’Etat, Sika Bella Kaboré et du Directrice Exécutive de l’ONG Save the Children, Inger Ashing.

La problématique du mariage des enfants a été au centre de l’entretien entre les jeunes filles et la ministre en charge des droits humains, pour commémorer la journée internationale de la jeune fille et ce, en lien avec l’adoption du Code des personnes et de la famille qui ramènerait l’âge minimum du mariage à 18 ans sans exception pour les filles et les garçons.

Le présidium à cette rencontre d’échange avec les filles

En effet, le 10 mars 2021, cet avant-projet de loi qui avait été soumis pour adoption en conseil des ministres, a été ajourné. Une situation qui inquiète les organisations de défense des droits des enfants et les enfants eux mêmes qui n’ont pas manqué de poser quelques questions à la ministre.

Ainsi, l’occasion était toute trouvée pour faire part de leurs préoccupations à la ministre en charge des droits humains. En plus d’interroger la ministre sur le pourquoi du retard de l’adoption du projet de loi en conseil des ministres, ces organisations ont posé une série de questions.

Une photo de famille a été faite à la fin de la rencontre

« La nouvelle disposition sur l’âge au mariage pose-t-il problème? Pouvez-vous nous donner la garantie que l’âge au mariage sera maintenu à 18 ans sans exception, pour la fille et le garçon, dans la version de l’avant-projet qui sera transmis à nouveau au conseil des ministres pour adoption ? ». Voilà en quelque sorte les questions qui ont été posées par les défenseurs des droits humains à la ministre Victoria Ouedraogo/Kibora, l’invitant à « prendre l’engagement devant toutes ces jeunes filles, de porter cette cause au conseil des ministres afin qu’il réexamine et adopte le projet de CPF avant la fin de l’année 2021 ».

Après avoir écouté toutes ces préoccupation, la ministre de la Justice, prenant la parole à son tour a rassuré les jeunes filles que l’avant projet de loi sera déposé sur la table du conseil des ministre avant la fin de l’année 2021.

Source : L’ONG Save the Children

Minute.bf

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