Burkina/Élections de 2020: Ce que dit l’accord politique de l’opposition

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Ce mardi 18 août 2020 à la salle de conférence de Ouaga 2000, les partis de l’opposition politique ont procédé à la signature d’un accord politique pour les élections de novembre 2020.

Dénommé Accord politique de l’Opposition pour les élections de novembre 2020 (APO / 2020) à en croire Adama Sosso, rapporteur général de la cérémonie, il concerne des partis politiques membres et non-membres du Cadre de concertation du chef de file de l’opposition (CFOP) et des candidats indépendants aux élections couplées présidentielle et législatives de 2020″.

À cet effet, les partis membres de l’opposition y ont pris des engagements au nombre desquels « les partis s’accordent et s’engagent à travers la signature du présent accord à fédérer autour de leur candidature plusieurs autres partis, formations politiques, structures associatives et regroupements d’indépendants ».

À soutenir celui des signataires du présent accord qui arriverait au second tour de l’élection présidentielle de 2020. « Ce soutien se fera par appel public et toute autre forme de stratégies et/ou d’actions non interdites par la loi au plus tard dans les 24 heures qui suivent la proclamation des résultats définitifs du premier tour par le Conseil constitutionnel », précise le document.

Aussi, les parties à l’accord s’obligent à désavouer, immédiatement et publiquement, tout signataire du présent accord, tout cadre ou responsable d’un parti, formation politique ou mouvement appelant à soutenir tout autre candidat, ou appelant les électeurs à s’abstenir de voter. Les parties « s’obligent aussi à mutualiser leurs forces, leurs équipements et leurs finances en soutien à celui des leurs, arrivé au second tour de l’élection présidentielle de 2020 ».

Cependant, « dans le cas ou deux candidats signataires du présent accord arrivent au second tour de l’élection présidentielle, chaque partie à l’accord est libre de soutenir le candidat de son choix », précise l’accord.

En outre, les parties à l’accord sont libres d’établir des listes communes pour les élections législatives.

Pour terminer, les opposants dans leur accord ont pris l’engagement que « la gestion du pouvoir d’Etat après les élections se fera dans le sens de l’intérêt général et suivant les règles de bonne gouvernance et le président du Faso issu de l’APO/2020 s’oblige à associer toutes les forces ayant concouru à son élection, à la gestion du pouvoir d’Etat tout au long du mandat, sauf désaccord politique grave constaté par les parties à l’accord ».

Hamadou Ouédraogo
Minute.bf

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