Burkina : La visibilité des activités d’Oxfam au cœur d’un atelier avec les journalistes

0
96 vues

Dans le but de renforcer la visibilité de ses programmes et de ses campagnes, l’organisation humanitaire Oxfam au Burkina Faso, a initié un atelier, les 18 et 19 mai 2022 à Koudougou avec des journalistes et réseaux de journalistes. Il s’est agi pour Oxfam de mieux se dévoiler à la presse, de mieux faire connaître ses actions dans la perspective d’une collaboration entre les deux parties.

Haoua Ouattara, Responsable Planification et suivi-évaluation a présenté Oxfam comme « une organisation humanitaire mais aussi de développement et d’influence, qui travaille aux côtés des communautés et des organisations de la société civile sur des problématiques diverses pour contribuer à réduire la pauvreté. » Cette organisation humanitaire œuvre aux côtés des organisations locales partenaires et alliées en faveur « d’une vie digne des populations pauvres dans l’exercice de leurs droits. »

Précisément, la vision d’Oxfam est celle « d’une société burkinabè plus juste, plus équitable, inclusive, dans laquelle les populations, en particulier les femmes et les jeunes ruraux et urbains sont plus résilientes aux chocs. »

Pour ce faire, l’organisation humanitaire qui existe au Burkina depuis plusieurs décennies, à travers « une approche sensible aux genres et aux conflits œuvre pour la promotion de la justice entre les sexes. » Elle mène ses actions autour de 3 programmes.

Il s’agit notamment du programme Construction de la Résilience et Action humanitaire (CRAH), du programme Citoyenneté active et Réduction des Inégalités (CARI), et enfin, du programme Moyens d’Existence et Chaînes de Valeurs (MECV).

Les expert d’Oxfam dévoilant les actions de l’organisation humanitaire aux journalistes

Entre 2,5 à 3 millions de personnes en besoin d’assistance alimentaire… 

A travers le programme CRAH, Oxfam a contribué à l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, à la sécurité alimentaire, dans les régions du Sahel, du Centre-Nord, du Nord, du Centre et des Cascades. Au titre des réalisations dans ce sens, l’organisation humanitaire a cité, à son actif, « la réalisation de forages, la distribution de vivres, les cash transferts, la lutte contre les impacts des changements climatiques… » 

Ce volet prend en compte surtout les Personnes déplacées internes (PDI) du fait du terrorisme, chez qui le besoin humanitaire est encore plus accru. En terme de chiffre, Oxfam évalue « entre 2,5 à 3 millions » les personnes en besoin d’assitance alimentaire d’ici à la période de soudure. Tout cela a convaincu Oxfam de soutenir les initiatives locales de développement.

Aïssèta Barry présentant les produits de la mini laiterie du Boulkiemdé

La mini laiterie du Boulkiemdé, un exemple de soutien d’Oxfam aux initiatives locales

En outre, Oxfam, c’est également les questions de développement. Pour cet atelier visant à faire connaître les actions de l’organisation, les professionnels de médias et réseaux de journalistes ont eu une incrusion sur le site de la mini laiterie du Boulkiemdé. Là, Aïssèta Barry, la responsable, a clairement signifié qu’elle a bénéficié de l’accompagnement d’Oxfam pour se doter « du bâtiment qui sert de local de transformation et de production, d’un moto-taxi pour l’approvisionnement en lait et la distribution de sa production, un frigo, des matériels qui permettent de faire des produits de qualité et des formations… » Grâce à cela, le gapal au petit mil et au maïs, le lait frais pastaurisé, le dègué de petit mil et le yaourt, estampillés lait du Boulkiemdé rapportent entre 1 à 2 millions par mois à Mme Barry, selon ses propres estimations.

Il faut noter que cet atelier vise une collaboration entre les médias, réseaux de journalistes et Oxfam pour la visibilité de ses programmes et campagnes sur la période 2021-2025. Dans ce sens, les hommes de médias et réseaux de journalistes ont fait des propositions à même de faciliter leur collaboration avec Oxfam. De son côté, l’organisation humanitaire qui a recueilli ces propositions a promis de les étudier afin de voir les faisabilités.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Votre nom