Burkina : Les acteurs de la filière volaille locale veulent s’organiser

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L’Interprofession de la Filière Volaille locale du Burkina (IPVL-B) a organisé un atelier le mercredi 20 mai 2020 à Ouagadougou. Cet atelier avait pour but de valider le Plan stratégique de développement 2020-2024 de l’IVPL-B. Une assemblée générale extraordinaire avait été convoquée pour la validation de ce document mais pour cause du Covid-19, un petit comité a été mis en place pour travailler sur la validation du plan ce mercredi.

La filière volaille est très porteuse au Burkina Faso et même dans les pays voisins. Mais les acteurs devront s’organiser pour mieux défendre leurs intérêts. Josué Tamini est un consultant chargé d’accompagner l’Interprofession de la Filière Volaille locale du Burkina Faso (IPVL-B) à l’élaboration et à l’adoption de son plan stratégique de développement.

Josué Tamini, consultant à l’IPVL-B

Après une tournée dans certaines régions du pays, il dit avoir constaté un problème d’organisation, de structuration de l’IPVL-B.

« Les acteurs, très souvent, sont cloisonnés. Il n’y a pas de regroupement en tant que tel. Or, pour être fort, il faut être uni. Pour avoir des appuis d’un partenaire, il faut que vous puissiez être organisés. C’est ce qui manque fondamentalement au niveau des acteurs et c’est ce qui nous a amenés à faire ce diagnostic perspectif pour soulever toutes les forces, les faiblesses, les opportunités, les menaces qui se trouvent à l’IPVL-B », explique-t-il.


M. Tamini reconnait que « la filière volaille est très porteuse » parce qu’elle existe dans toutes les localités au Burkina. Pour la plupart des familles au Burkina, dit-il, c’est le porte-monnaie le plus facile. La demande de la volaille au Burkina Faso et dans les pays voisins ne tarit jamais.
Mais, pour l’amélioration de la filière, les acteurs, selon lui, devraient veiller à une meilleure organisation pour qu’au niveau de chaque maillon, il y ait un bureau fonctionnel et dynamique afin de renforcer la coordination au niveau national. « Tant qu’on n’a pas cette force, et à la base et au sommet, ça ne peut pas marcher. Il faut d’abord que la base soit bien organisée, qu’il puisse y avoir des bureaux dynamiques fonctionnels, et qui puissent se fédérer au niveau provincial pour finalement construire la coordination au niveau national. C’est en cela qu’ils peuvent être forts et que la filière va être dynamique et pourra répondre aux besoins de la nation », a ajouté le consultant.

Environ 300 millions de FCFA à mobiliser

Lookman Taonsa, Secrétaire général (SG) de l’IPV-B, a rappelé que l’interprofession a eu l’accompagnement du PADEL-B pour le financement de son plan stratégique de développement 2020-2024. La rencontre de validation de ce plan a réuni des participants du ministère en charge des ressources animales et halieutiques, du PADEL-B, du Fonds de Développement de l’Elevage (FODEL), de la direction régionale, de la Direction générale des Productions animales (DGPA), des membres de l’IPVL, etc. Le budget prévu pour le financement de ce plan s’élève à environ 300 millions de FCFA.

Lookman Taonsa, SG de l’IVPL-B


Pour mieux défendre les intérêts de cette filière, a relevé M. Taonsa, l’IPVL-B a mis en place des unions régionales de production, de commercialisation et de transformation.

Armand Kinda
Minute.bf

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