« Dérives » des FDS: « Ne jetons pas l’anathème sur le MBDHP », CFOP

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Le Chef de File de l’opposition politique a animé ce mardi 19 mars 2019 un point de presse à son siège. Des sujets de l’actualité politique tels le récent rapport du MBDHP sur d’éventuelles violations des droits humains par les FDS, le passage à la 5 ème république et les revendications syndicales ont fait d’objet d’échanges entre la presse et les membres de l’opposition. D’emblée, le CFOP a donné sa lecture de la situation: « L’opposition politique voudrait réaffirmer qu’elle est contre toute exécution sommaire ou extrajudiciaire » a affirmé Youmali Lompo président du PNDS.

Beaucoup de commentateurs n’ont pas manqué de fustiger le MBDHP suite à la publication le 13 mars dernier de son rapport sur d’éventuelles violations des droits de l’homme. Les conférenciers du jour ont estimé que ce n’est pas la manière idéale de réagir. Pour eux, « il ne faut pas jeter l’anathème sur le MBDHP » car celui-ci est dans son rôle. Ils en veulent pour preuves la contribution du mouvement dans le respect des droits fondamentaux des Burkinabè par des luttes âpres. Le CFOP, sans manquer d’apporter son soutien aux FDS, a jugé bon que le MBDHP et le gouvernement doivent se concerter pour permettre de corriger les éventuelles erreurs des FDS dans l’exécution de leur mission.

Le passage à la Vème république

Pour le CFOP,  » il est hors de question de découpler les élections présidentielles et législatives  »
Pour les conférenciers, le 19 avril 2018 au cours d’une rencontre de l’opposition avec le président Roch Marc Christian Kaboré, celui-ci laissait entendre que l’adoption de la nouvelle constitution ne peut se faire par voie référendaire. L’opposition s’inquiète aujourd’hui de la procédure par laquelle cette constitution sera adoptée car, au regard du contexte général du pays, les choses ne se prêtent pas à l’organisation d’un référendum. Les choses telles qu’elles sont dans la situation actuelle du Burkina Faso peuvent conduire au découplage de l’élection présidentielle et législative de 2020. L’opposition pense qu’il est hors de question de découpler cette élection car en le faisant, elle peut entrainer une « crise institutionnelle « .

Sur les revendications syndicales

« le gouvernement aurait dû avoir ce nécessaire dialogue avec les syndicalistes et les banquiers pour voir comment les fonctionnaires qui ont pris des prêts sur le fonds commun pourraient éponger leurs dettes sans être clochardisé  »
La « crise » au MINEFID n’a pas été laisiné par les hommes du CFOP. Sur la question, ils pensent que le gouvernement aurait dû clore le débat sur cette crise depuis l’adoption de la loi sur le plafonnement des salaires.

« Donner une bonification d’échelon au personnel de l’enseignement, c’est valoriser l’éducation » estime Mamadou Kabré.

La CNSE suspendait le 2 février dernier son mot d’ordre de suspension des évaluations jusqu’en fin mars 2019. A l’approche de l’échéance et des examens de fin d’année, l’opposition à invité le gouvernement au respect de sa parole. Pour eux, la lutte des enseignants est tout à fait noble car, valoriser l’enseignant, c’est valoriser son éducation, donc son développement.

Nourdine Conseibo (stagiaire)
nconseibo@gmail.com

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