Faux en écriture publique : Six présumés délinquants tenaillés par la police nationale

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Le commissariat de police de l’arrondissement de Nongr-Mâasom a mis fin aux pratiques « illégales » d’un groupe de présumés malfrats spécialisés dans la fraude de marchandises, faux et usage de faux en écriture publique, contrefaçon des sceaux de l’Etat, bris de scellé, vol et altération de balises de transit et câbles électroniques. Six présumés malfrats du groupe ont été présentés à la presse ce lundi 21 juin 2021.

Tout est parti de plaintes émanant de la Douane burkinabè et de la société COTECNA Sarl Burkina pour bris de scellé, vol et altération de balises de transit et câbles électroniques, fraude de marchandises, faux et usage de faux en écriture publique et contrefaçon des sceaux de l’Etat enregistrés par leur différents services. Suite à ces plaintes, le commissariat de police de l’arrondissement de Nongr-Mâasom a ouvert une enquête. Ainsi, selon le commissaire principal de police, Natacha Zoungrana, les investigations ont permis le démantèlement d’un réseau de présumés délinquants spécialisés dans les cas des infractions citées plus haut.

Des faits, c’est précisément le 25 mai 2021 que la Brigade de recherches et d’Intervention (BRI) du commissariat de police de l’Arrondissement de Nongr-Mâasom a reçu la plainte du Bureau de suivi de transit de la Direction générale des Douanes et de la COTECNA concernant les actions illégales d’individus dans le domaine du commerce. L’enquête de la police a permis l’interpellation le 29 mai 2021 de K.O., locataire de véhicule. Ce dernier, selon les explications du commissaire de Police, Natacha Zoungrana, a reconnu les faits de bris de scellés, vol et altération de balises de transit, fraude de marchandises, faux et usage de faux en écriture publique et contrefaçon des sceaux de l’Etat à lui reprochés, confiant aussi qu’il appartenait à un réseau dont le cerveau est Z.O. alias « Oussou ». C’est ainsi que l’enquête a ensuite permis de mettre aux arrêts six présumés délinquants appartenant au même groupe. « Cette bande menait ses actions depuis les frontières nationales à la ville de Ouagadougou », a confié le commissaire Zoungrana.

L’inspectrice divisionnaire des douanes, Bertille Derra/Kalmogo expliquant comment les délinquants vandalisaient les balises

Le mode opératoire

La police a expliqué, pour ce qui est du mode opératoire, que ces présumés malfrats approchaient leurs victimes afin d’obtenir les frais de transit de leurs marchandises. « Le chef de la bande, Z.O. alias Oussou qui possède des documents douaniers contrefaits se charge de convoyer les conteneurs ou les camions à l’espace du projet ZACA ou à la cité ASECNA à Ouagadougou pour livrer à ses acolytes après avoir vandalisé les balises préalablement installées depuis les frontières nationales par COTECNA Sarl Burkina », a révélé le commissaire Zoungrana. La COTECNA a ainsi perdu 400 balises d’une valeur de 500 000 FCFA chacune, a confié Oumarou Ouédraogo, Inspecteur divisionnaire des douanes.

Aussi, à en croire la police, les membres de réseau utilisait souvent des bordereaux de sortie et autres documents contrefaits pour « soustraire les conteneurs ou camions des formalités douanières de Ouaga route avant de les livrer à leurs commanditaires après avoir vandalisé les équipements électroniques ».

Dans ses actions, le réseau a pu convoyer plus de 5 conteneurs de marchandises sans remplir les formalités douanières. Le groupe percevait de l’argent pour le transit dont les moments varient entre 3 500 000 FCFA et 9 000 000 FCFA. A l’étape actuelle, à en croire les conférenciers, la valeur totale estimative du préjudice est de 1 337 277 624 francs CFA.

Une vue des documents et balises vandalisés saisis par la police nationale des mains de ces présumés malfrats

Objets saisis des mains des malfrats

L’enquête a permis à la police nationale de mettre la main sur un lot de matériel qu’utilisaient ces présumés malfrats pour accomplir leur basse besogne. Il s’agit de 5 balises de transit, d’un lot de documents composé des états de chargement, des acquits donnés, des bordereaux de sortie de la chambre de commerce, des documents du Conseil burkinabè des Chargeurs contrefaits, d’un cachet de la chambre de commerce contrefait, d’un cachet avec la formule « payé en espèces », d’un dateur, d’un encreur rouge et de divers documents des douanes.

Certains membres du groupe sont toujours en cavale et la police assure que des investigations sont en cours pour les retrouver. Mais les six membres interpellés seront conduits devant le Procureur du Faso, près le tribunal de Grande instance de Ouagadougou.

La police a saisi l’occasion pour encore inviter les populations à plus de collaboration en dénonçant tout cas suspect.

Minute.bf

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