Formation académique : Swiss UMEF ouvre un cycle d’ingénieur adapté aux réalités burkinabè

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Swiss UMEF University of Burkina s’est enrichi ce 17 mai 2022, par l’ouverture de nouveaux cycles de formation en ingénierie. Trois départements avec cinq filières d’ingénieurs viennent enrichir les programmes de formation qu’offre cette université suisse dont l’une des ramifications se trouve au Burkina.

Ce sont des filières qui répondent non seulement à un besoin réel de formation au Burkina Faso, mais aux besoins de l’industrie locale donc par ricochet au marché de l’emploi. C’est ce qu’a assuré le Professeur Abdoulaye Ouédraogo, recteur de Swiss UMEF University of Burkina Faso. Pr titulaire des Sciences et Techniques de l’ingénieur, le Pr Abdoulaye Ouédraogo a élaboré des curricula qu’il juge « très innovants » pour ces différentes filières d’ingénieurs de Swiss UMEF Burkina.

Professeur Abdoulaye Ouédraogo, recteur de Swiss UMEF University of Burkina Faso

Concrètement de quels domaines d’ingénieurs s’agit-il? « On a trois départements avec cinq filières. Le premier département, c’est le génie informatique avec deux filières à savoir le réseau et télécommunication et l’autre, la sécurité informatique et industrielle. Le deuxième département, c’est le département d’énergie ou génie électrique. Ce département contient une filière en énergie renouvelable. Il s’agit là de la filière « Solaire photovoltaïque et thermique, système de conversion et ingénierie des installations. Le troisième département c’est le génie de l’eau et de l’environnement. Là, nous avons deux filières, il s’agit de l’hydraulique urbaine et assainissement durable, et l’hydraulique rurale, mécanisation, aménagement hydroagricole durable ». Ce sont là les nouvelles filières qui, selon le Pr Abdoulaye Ouédraogo, prendront naissance dès les prochaines rentrées académiques à Swiss UMEF Burkina.

Ces filières « répondent bien à un manque au niveau national », indique le Pr Abdoulaye Ouédraogo, avant d’expliquer : « nous connaissons tous les problèmes que nous avons au niveau de l’eau au Burkina. Si nous ne formons pas des cadres capables de gérer cette ressource, il est sûr que nous aurons des problèmes demain. Il faut aussi revoir la construction des barrages, la gestion des barrages, les aménagements hydrauliques, comment on les gère et quelle est la meilleure technique pour l’irrigation ». Le recteur de Swiss UMEF a donc insisté sur le fait que leurs nouvelles filières d’ingénieur ont été créées pour répondre à des besoins réels au niveau national.

Vidéo – La présentation des différents cycles d’ingénieurs et leurs débouchés dans cette vidéo

De la qualité de la formation

Pour le Pr. Abdoulaye Ouédraogo par rapport à la qualité de l’enseignement qui sera fourni à travers ces cycles d’ingénieurs se résume à travers cette phrase : « En tout cas, l’étudiant qui va vouloir apprendre aura de la matière ».

« Nous allons mettre à profit des professeurs (du Burkina et de l’étranger, parfois les faire intervenir par vidéoconférence depuis l’étranger, NDLR) afin de donner à nos étudiants les outils que les autres n’ont pas », a confirmé le recteur de Swiss.

Aussi, celui-ci a fait savoir qu’un espace de plusieurs hectares a été aménagé à Saponé pour servir de laboratoire et de salles de classe aux étudiants

En rappel, en 2021 Swiss UMEF University of Burkina a été classé 2e université au Burkina Faso. Dans sa quête de l’excellence, elle a noué des partenariats avec le Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) et bien d’autres institutions. Dans le cadre de ce nouveau programme d’ingénieur, l’université entend collaborer avec des universités aux États-Unis, en France, au Brésil, au Ghana afin de se hisser à l’international et de faire profiter aux étudiants de l’expertise nationale et internationale en termes de formation.

Hamadou Ouédraogo
Minute.bf

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