Formation et apprentissage des jeunes: Le comité du PAFPA visite des centres à Koudougou

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Le Conseil National du Patronat burkinabè (CNPB), dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (PAFPA), a créé un Comité technique de Suivi et d’Organisation (CTSO) qui est chargé du pilotage, du suivi et évaluation des avancées du Programme. En effet, le CTSO, composé des membres porteurs du Programme, tiendra sa 6e session le 25 février 2021 à Banfora. En prélude à cette session, le comité a procédé à la visite des bénéficiaires du Programme en formation dans divers centres à Koudougou.

Le PAFPA est un programme co-financé par le CNPB, la Coopération Suisse et le Ministère en charge de la Jeunesse. Il a été lancé en février 2019 et vise à former 8000 jeunes et femmes dans 6 régions du Burkina à savoir le Centre, le Centre-ouest, le Centre-sud, la Boucle du Maouhoun, les Hauts-Bassins et les Cascades. Alors, pour constater sa mise en œuvre effective, son organe de pilotage CTSO fait des sorties terrains au niveau des centres de formation réquisitionnés pour le Programme.

Ainsi, du 22 au 23 février 2021, le CTSO s’est rendu à Koudougou où il y a visité d’abord le Centre Anne Marie Brübach, piloté par l’entreprise AO-BTP, qui forme 147 jeunes dans divers domaines tels que le bâtiment Travaux Public, la peinture, la menuiserie métallique, entre autres. Dans ce centre, comme dans les autres foyers de formation, les jeunes reçoivent 20 % de formation théorique et 80 % de formation pratique conformément au modèle du Programme qui se veut de type Dual où l’apprenant est affilié à une entreprise ou une exploitation agro-sylvo-pastorale qui va le modeler et l’inculquer les gestes professionnels.

Des bénéficiaires du Programme en salle de cours

Ensuite, le comité est allé à la rencontre des jeunes apprenants en mécanique dans le Centre Atelier Mécanique Expérience Moto. Ce centre, dirigé par Mahamadi Kabré, forme une centaine de jeunes en mécanique motocyclette. En plus, le CTSO s’est rendu dans l’Atelier de mécanique générale, dirigé par Karim Ouédraogo, formateur certifié en motos deux roues, qui accueille une vingtaine de jeunes apprenants en mecanique motos deux roues.

En outre, faut-il le signaler, dans ces centres de formation, il y a des jeunes apprenants qui, au bout de 7 mois de formation, passeront le CQB et ceux qui sont en perfectionnement passeront le CQP.
Au lendemain de la première étape de visite dans le Centre-ouest, le CTSO a mis le cap sur Goundi, une commune rurale située dans le département de Réo, où il est allé constater le déroulement de la formation de 127 jeunes dans le domaine de l’Agro-sylvo-pastoral, formation pilotée par le Centre de Promotion rurale de Goundi. Dans la même localité, 10 jeunes sont en formation en jardinage chez le producteur agricole Aimé Bazié. Le comité s’est également rendu à l’exploitation de Louise Kama qui forme 5 jeunes en élevage de porc et en embouche bovine.

Le Programme présente déjà un bilan satisfaisant au Centre-ouest

Le PAFPA est bien apprécié par ses différents bénéficiaires, à l’image de Boniface Bazié qui, après son bac, a choisi de se faire former en marraichaiculture par le PAFPA. Il estime que faire l’université c’est bien mais « comme l’Etat ne peut pas employer tout le monde et que le problème d’emploi est difficile, chacun doit se lancer dans le domaine des métiers afin de s’en sortir ». « À la fin de la formation , je compte agrandir la portion de jardin pour accroître ma production », a-t-il confié.

De l’appréciation du chef adjoint de la coopération Suisse au Burkina, Thomas Piras, le bilan du Programme au niveau du Centre-ouest est satisfaisant eu égard à l’envouement des formateurs et à la motivation des apprenants. Pour lui, l’idée c’est de voir ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins bien au niveau de l’hébergement ou de la cantine afin de corriger et aussi d’encourager davantage les femmes dans les différents secteurs de métiers.

Thomas Piras, chef adjoint de la coopération Suisse au Burkina

Pour le représentant du patronat, Issa Compaoré, ce qui a été constaté jusque là est réjouissant. À l’en croire, pendant longtemps, les entreprises se sont plaints de l’inadéquation entre l’emploi et les formations qui sont données par le système éducatif. Cette formation, selon lui, permettra de corriger ce problème. Il ajoute aussi que « l’idée ce n’est pas de donner des kits, comme on l’a vu dans le passé, qui vont se retrouver sur le marché mais c’est d’encourager les exploitations qui ont accueilli les jeunes à garder certains dans leur entreprise ».

À terme, le Programme compte accompagner les juenes qui vont mieux s’illustrer lors de la formation et qui veulent se transformer en entrepreneur.

Hervé Kinda
Minute.bf

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