« Inégalité et conflit » : Plus qu’un film, une école pour le Burkina Faso

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La stigmatisation, la discrimination, l’ethnicisme, les violences communautaires, les violences faites aux femmes, etc. sont autant de maux qui minent plusieurs sociétés dans le monde entier, dont celle du Burkina Faso. Dans certaines sociétés où ces maux ont existé, les populations sont arrivées à les surpasser et à faire régner la réconciliation et la cohésion sociale, puis à regarder vers une même direction pour enclencher le développement. Leurs histoires sont relatées dans un film documentaire dans lequel interviennent des chercheurs du Nigeria, du Guatemala, de l’Indonesie, du Siri Lanka et de la Suisse.

C’est un film qui a été financé par le Fonds national Suisse de la Recherche scientifique à travers le projet Recherche for développement (R4D), a indiqué Ruttimann Kady Boly, membre dudit fonds. Elle dit avoir été très touchée de voir le film intitulé « Inégalité et conflit : Au-delà de nous et eux », parce que les thématiques qui y étaient abordées font penser, selon elle, à ce qu’il se passe aujourd’hui au Burkina Faso. « Je suis Burkinabè et je sais qu’on a chez nous des conflits d’inégalité, d’injustice, de possibilité de recherche de solutions. Je me suis dit, en voyant ce film, le fait de constater que dans d’autres pays ils ont eu des conflits similaires, voire plus graves, cela peut aider à la réflexion chez nous. Ainsi, si les autres ont pu s’en sortir, nous le pouvons aussi, et l’exemple des autres peut nous servir au Burkina Faso », explique-t-elle.

Ce film peut être une école pour le Burkina Faso dans sa lutte contre la stigmatisation et les conflits de tout genre

Ce film qui jette les bases de paix et de réconciliation pourrait être exploité par les Burkinabè pour que l’on mette fin aux violences communautaires, aux discriminations, à la stigmatisation, au racisme, etc. dont sont victimes plusieurs personnes au Pays des Hommes intègres. « Inégalité et conflit : Au-delà de nous et eux » est donc un film qui parle des sources de conflit, qui révèle les personnes victimes de conflit, les acteurs de ces conflits, etc. Le film parle également de l’inégalité, le problème de tolérance, la discrimination envers les femmes et les abus de pouvoir. « Il y a plusieurs thématiques et c’était impressionnant de voir que ce que nous vivons aujourd’hui a existé sous d’autres cieux », note Kady Ruttimann Boly.

Kady Ruttimann Boly s’est réjouie de la mobilisation et de l’engouement qu’il y a eus autour de la projection du film au Centre national presse Norbert Zongo

Pour toucher plusieurs personnes par l’histoire de ces communautés qui ont pu lutter contre toutes ces violences dans le passé, le film a été projeté dans la capitale économique, à Bobo Dioulasso le 27 février dernier. A Ouagadougou, après le Centre national de presse Norbert Zongo le 3 mars 2020, il sera aussi projeté à l’IAM à la ZAD. « Normalement, ce sont ces trois dates qui étaient prévues. Mon souhait est qu’on puisse le diffuser de manière plus large », a souhaité Kady Ruttimann Boly qui s’est réjouie de la mobilisation et de l’engouement qu’il y a eus autour du film, à sa projection au centre de presse Norbert Zongo.

Armand Kinda
Minute.bf

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