Journée mondiale des zones humides: Le message du ministre de l’environnement, Siméon Sawadogo

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Ceci est une déclaration du Ministre chargé de l’environnement, Siméon Sawadogo, à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides célébrée chaque 2 février.

« Le 02 février de chaque année est célébrée la journée mondiale des zones humides pour marquer la date d’adoption de la Convention relative aux zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau.


En effet, c’est le 02 février 1971 dans la ville iranienne de Ramsar, sur les rives de la mer Caspienne que cette convention dite Convention de Ramsar a été adoptée. Le Burkina Faso l’a ratifiée le 27 Octobre 1990.
L’année 2021 célèbre le cinquantième anniversaire de cet accord intergouvernemental qui sert de cadre à l’action pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.
Le thème retenu pour ce cinquantenaire est : « Zones humides et eau ». Il s’inscrit dans la Décennie d’action pour l’eau proclamée en 2018 par les Nations Unies dans la perspective d’atteindre le 6ème Objectif du Développement Durable : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau. Le secrétariat de la Convention de Ramsar veut par ce thème mettre en évidence la contribution des zones humides à l’accès et à la qualité de l’eau douce sur notre planète. L’eau et les zones humides sont liées dans une coexistence inséparable. Les écosystèmes des zones humides sont les ressources premières d’où sont issus l’eau et tous ses avantages pour les êtres humains. Ils sont un élément vital du cycle de l’eau. Aussi, leur protection devient-elle un impératif pour la survie de l’humanité.
La Convention de Ramsar reconnaît les liens fondamentaux entre le bien-être humain, les fonctions des écosystèmes de zones humides et l’eau. C’est la raison pour laquelle elle prône la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE). Le principe de la GIRE est de rechercher un équilibre entre la protection de la ressource et l’utilisation des avantages et services fournis par cette ressource, afin de satisfaire les impératifs de développement économique et social à moyen et à court terme. Dans ce sens, la Convention de Ramsar propose toute une gamme de mécanismes et d’orientations techniques pour renforcer le volet écologique de la GIRE.
La prise en compte de ces orientations permet d’éviter la dégradation et la disparition des zones humides qui constituent des ressources de grande valeur économique, culturelle, scientifique, écologique et récréative.

Le Burkina Faso s’est engagé dans la prise en compte de ces orientations en ratifiant la Convention de Ramsar et a procédé à ce jour à l’inscription de 25 sites Ramsar. Notre pays s’est doté en février 2014 d’une Politique Nationale sur les Zones Humides (PNZH) assortie d’un Plan d’Action National pour la gestion durable des Zones Humides (PAZH) avec pour vision que « A l’horizon 2025, les écosystèmes des zones humides et leurs périphéries sont des espaces conservés, viables et durablement gérés afin de fournir des biens et services nécessaires à la lutte contre la pauvreté aux niveaux local et national, et de contribuer à la conservation de la diversité biologique mondiale».

Le Burkina Faso a également opté pour la Gestion Intégrée des Ressources en eau (GIRE) comme mode privilégié de gestion durable des ressources en eau. A cet effet, pour la période 2016-2030, le gouvernement a adopté un Programme National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PN-GIRE) dont l’objectif stratégique est de contribuer durablement à la satisfaction des besoins en eau douce des usagers et des écosystèmes aquatiques.

En ce cinquantième anniversaire, l’urgence recommande de mettre en place ou d’appliquer des stratégies et des législations plus efficaces pour inverser la tendance à la dégradation des zones humides à tous les niveaux. Au niveau local notamment, cette dégradation a un impact immédiat et plus sévère sur la ressource eau et la résilience des populations riveraines.
C’est pourquoi, j’exhorte les acteurs à tous les niveaux à une prise de conscience plus accrue sur l’urgence à sauvegarder les zones humides et à des actions plus concertées pour renforcer leur préservation. Le Burkina Faso attend également des partenaires au développement un accompagnement plus accru pour la conservation et l’utilisation durable de ces infrastructures vertes qui sont hautement vitales pour nos populations.

Pour la protection des ressources en eau, protégeons nos Zones Humides ! »

Minute.bf

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