Koudpoko, à quand la fin de nos problèmes au Faso ?

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Ma très chère Koudpoko, chaque jour qui passe, une partie de NOUS s’en va, loin, et ne revient plus. Où est donc passé notre INTÉGRITÉ? Où est passé notre humanisme ? Où est passé notre bourkindlim? Si je pose autant de questions, c’est parce que je n’arrive plus à dormir sur mes deux oreillers. Depuis quelques années, la vie chez nous est devenue 24h renouvelable autant de fois que les terroristes auront décidé de nous garder parmi les vivants.

Les attaques terroristes se multiplient. La vie devient de plus en plus chère. Pire, la lutte pour l’intérêt personnel va finir par nous emporter tous, à deux mètres sous terre. Et ça aussi, il faudra prier pour mourir parmi les Hommes sinon, tu sera une chaire grasse pour les vautours quelque part.

Au Faso, le sabordage n’a plus de secret pour nous. Qui a sabordé pour se positionner aujourd’hui sur un piédestal, sera sabordé par ceux qu’ils avaient trucidés. Demain, ceux qui sont aujourd’hui traînés dans la boue tenteront par tous les moyens de noyer ceux qui les ont fait subir cet affront. C’est la règle depuis des années. En réalité, la situation du pays intéresse peu de gens. En tout cas, ils se comptent au bout des doigts ceux qui pensent Nation.

La caricature aujourd’hui du paysage social et politique nous en dit plus. Les hommes forts d’hier sont aujourd’hui les grands lanceurs d’alerte. Les lanceurs d’alerte d’hier ne sont plus connectés, oups, ils n’ont plus d’informations sur la situation du pays. Certains se disent même que le pays leur appartient maintenant. Dans toutes ces gueguerres, c’est Tiiga au village, ou Nopoko qui a élu domicile sous le caïlcédrat à Pensa qui souffre. Ventre vide, assoiffée, malade et affaiblie. Nopoko ne sait même pas qu’il y a des débats qui se mènent sur les réseaux sociaux. Ce dont elle est sûre, c’est que rien ne va encore dans ce pays en terme de sécurité. Hier et aujourd’hui portent le même manteau sécuritaire. Aujourd’hui peut même envier hier car hier elle était à Foubé, mais il y a une semaine de cela, elle est à Pensa, sous les arbres, subissant de plein fouet la foudre des rayons solaires, en cette période de forte canicule. Elle ne sera pas à l’abri des pluies. Va-t-elle survivre ? Dieu seul à la réponse. Espérons qu’après avoir fini tous les katas sur les réseaux sociaux, on descendra trouver un pays et des populations toujours existants. Ce qui est sûr, chacun aura sa récompense.

Aujourd’hui, le pays, en plus de la crise sécuritaire qui écrabouille la dignité de toute une nation, il y a la vie chère qui l’étouffe. En tout cas, NOUS, clients forts de Koudpoko, voudrions ici savoir quel sort est réservé à notre jus. Déjà que je viens d’apprendre que le prix su litre du jus de kæye a connu une augmentation de 100%, demain commence à s’assombrir et il faut vite agir.

Koudpoko, en attendant de manquer du jus, buvons et prions d’abord pour ceux qui ont fui leurs localités, ceux qui ont frôlé la mort, ceux qui ont perdu des êtres chers, ceux qui ont été marqués à vie… Prions pour toutes ces personnes avant de penser à prier pour la nation car nous avons actuellement un pays, pas une nation.

En attendant, Koudpoko, offre moi une calebassée de la chose. Je finis et je pars suivre le spectacle sur les réseaux sociaux, loin de la réalité qui va surprendre tout le monde…

En tout cas, courage aux forces de défense et de sécurité (FDS). Courage aux déplacés internes. Courage aux internautes. Aussi, courage aux clients forts de Koudpoko. Mais surtout courage au Burkina Faso.

Minute.bf

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