Lycée scientifique national : Le Ministre Stanislas Ouaro satisfait de l’avancement des travaux

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Le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a visité le chantier du lycée scientifique national, à Bobo-Dioulasso, le lundi 13 juillet 2020. Il a exprimé toute sa satisfaction, à l’issue de sa visite, pour l’avancement des travaux qui devront s’achever en fin de ce mois de juillet, pour permettre aux élèves de pouvoir commencer les cours à la rentrée prochaine.

Le ministre Stanislas Ouaro s’est dit « très satisfait et très heureux de l’avancement des travaux » même s’il y a eu un retard d’un an dans l’exécution dû à l’approbation tardive du plan de construction. « Je suis très heureux aujourd’hui de constater que nous pourrons dire aux nouveaux élèves qui seront admis au BEPC et qui seront sélectionnés pour le lycée scientifique national, et à ceux qui sont en classe de seconde et qui passent en première, et ceux qui étaient en première et qui passent en terminale, qu’ils pourront loger ici », s’est réjoui Stanislas Ouaro. Le ministre s’est dit aussi satisfait, d’abord de la qualité des travaux, mais aussi de l’état d’exécution, qui permettront, selon lui, d’être dans le temps, afin d’accueillir les élèves du lycée scientifique national à la rentrée prochaine.

Le ministre Stanislas Ouaro et sa délégation ont visité le chantier du lycée scientifique national en construction à Bobo-Dioulasso

L’achèvement total des travaux est prévu pour la fin de ce mois de juillet 2020. Les équipements sont déjà disponibles et la cuisine, l’infirmerie, les dortoirs, le laboratoire, les logements, seront équipés de façon à pouvoir inaugurer ces infrastructures en septembre, afin qu’à la reprise prochaine en octobre 2020, le lycée scientifique puissent accueillir ses premiers élèves.

Des difficultés retardent l’evolution des travaux

Une infrastructure « extraordinaire » d’une valeur de 2,6 milliards de FCFA, qui va, à en croire le ministre Ouaro, « permettre aux élèves d’être dans de très bonnes conditions de travail et d’étude, de sorte à pouvoir contribuer à leur tour au développement ». Mais, certaines difficultés ont émaillé les travaux qui ont connu un retard d’exécution de 12 mois.

La première difficulté rentrée dans l’exécution des travaux concerne les plans architecturaux qui ont causé un retard dans l’exécution. Ensuite, il faut noter la mauvaise organisation des entreprises en charge de l’exécution des travaux. « Ça n’a pas été facile malheureusement, et c’est ce que nous constatons dans notre pays. Très peu d’entreprises arrivent à respecter les délais et c’est même pour cela qu’il est important que ce genre d’établissements soient construits, que nous puissions former davantage des jeunes burkinabè dans le domaine des technologies, de façon à ce que nous puissions renverser cette tendance qui, pour moi, n’est rien d’autre que lié à la qualité de la formation. Cela demande une certaine organisation et une masse critique d’ouvrier pour le faire », a affirmé le ministre en charge de l’éducation, pour qui, « tout ce qui s’est passé ici en terme de retard justifie la nécessité que nous puissions former nos jeunes davantage dans les lycées scientifiques, techniques et professionnels, afin que nous ayons une masse critique de manière à ce que nos chantiers soient réalisés dans les délais ».

Le ministre Stanislas Ouaro s’est dit satisfait de l’avancée des travaux

« Nous avons eu au départ des problèmes avec l’approbation des plans d’exécution. Il y a eu environ trois mois et demi, pour l’approbation de ces plans. Je ne jette pas l’anathème sur qui que ce soit, mais il faut compter sur nos entreprises dont la performance laisse à désirer », a appuyé Kirsi Armand Kaboré, coordonnateur du projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation. « Les deux combinés, on comprend pourquoi nous sommes là aujourd’hui en train de finaliser les travaux », s’est indigné M. Kaboré qui assure tout de même qu’avec un taux de réalisation de 86%, « la date du 31 juillet est tenable pour la fin des travaux… »

Entretenir les établissements pour les futures générations

La qualité des entreprises nécessite au delà, de faire un entretien, une sorte d’autonomie de ces établissements. C’est la conviction du patron de l’éducation, qui confie que le gouvernement entend créer, à cet effet, un centre qui va gérer le lycée scientifique, les classes préparatoires et les centres de préparation au concours d’agrégation, de façon à ce que cette autonomie leur permette de pouvoir fonctionner assez correctement. « Une chose est d’avoir tout cela (les infrastructures), une autre chose est de les entretenir de façon à ce que plusieurs générations de nos élèves et de nos enfants puissent se former ici de sorte à rejaillir en terme de connaissance sur le développement du pays », argumente-t-il.

Kirsi Armand Kaboré, coordonnateur du projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation

Environ 175 élèves sont attendus au lycée scientifique national pour la rentrée prochaine. Ces élèves seront sélectionnés au niveau national sur le critère de la meilleure moyenne. Les élèves sélectionnés devront être âgés de 18 ans maximum et être classés parmi les 140 premiers. Ils seront logés et pris en charge par l’Etat sur le plan alimentaire et sanitaire. Ils auront également une bourse de 14 000 FCFA.

Il faut préciser qu’il y a deux lycées scientifiques. Un lycée scientifique régional construit à Darsalami qui accueille déjà des élèves depuis la rentrée scolaire passée, et ce present lycée scientifique national avec 86% de réalisation, qui accueillera les élèves à la rentrée prochaine…

Armand Kinda
Minute.bf

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