Multiples agressions à Ouaga : 5 réseaux de malfrats démantelés par la police nationale

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Face à la recrudescence du grand banditisme marqué par différentes attaques à main armée enregistrées dans les quartiers Rimkiéta, Gounghin, Kamboinsin, Dapoya, Bonheur-ville de la ville de Ouagadougou, la police a mené des opérations d’envergure pour juguler le phénomène. Cinq réseaux de délinquants ont été démantelés. La police a pu expliquer leur mode opératoire face à la presse ce 13 octobre 2021.

La Police nationale à travers la Brigade de Recherche du Commissariat central de police de la ville de Ouagadougou et des Commissariats d’arrondissement en collaboration avec le Service régional de la Police judiciaire (SRPJ) du centre a mené des opérations de bouclages et de recherche des personnes suspectes dans les zones criminogènes de la ville de Ouagadougou.

Plusieurs délinquants ont été interpellés. 5 réseaux de Malfrats ont été démantelés. Selon le Commissaire principal de Police Aimé Salvador Bougma, les deux premiers réseaux sont spécialisés dans le vol à l’arracher et le trafic de stupéfiants; les trois autres réseaux sont spécialisés dans les agressions et les cambriolages. Il a expliqué le mode opératoire de ces présumés délinquants.

Des membres des réseaux de délinquants présentés par la Police nationale

Le mode opératoire de ces différents réseaux

Le premier réseau est spécialisé dans les vols à main armée, et composé de deux individus qui se déplacent habituellement sur un vélomoteur. Après avoir identifié leur cible, ils font irruption sur les lieux et tiennent à joug les occupants et les dépossèdent de leurs biens.

Le deuxième réseau (des présumés trafiquants de drogue), agissait en bande organisée. Un grossiste ayant à sa disposition un fumoir recrute des individus chargés de faire la vente de la drogue. À entendre le Commissaire Salvador Bougma, « les quantités de stupéfiants introduites dans le ghetto par ce réseau sont inestimables et destinées à la consommation ».

Le troisième groupe, indique le Commissaire Bougma « est composé d’un binôme évoluant sur un vélomoteur qui patrouille à des heures tardives à la recherche de victimes ». L’une des spécifications des membres de ce groupe, explique-t-il, « est que bien qu’opérant à des heures tardives, ils évoluent avec le visage cagoulé. Ils arrachent les objets de valeurs des mains des victimes ».

Le quatrième groupe composé d’un trio qui opère souvent seul à seul. Un membre se déplace seul tard dans la nuit sur un vélomoteur. Il tend des guet-apens à ses victimes ou les file très souvent et attend le moment opportun pour passer à l’acte. Des explications du Commissaire Bougma, l’étape de passage à l’acte de ces délinquants se déroule généralement dans les endroits de la rue empruntée par la victime où l’éclairage public est défaillant; à défaut l’agression est commise à domicile.

Le dernier groupe est composé d’un individu agissant seul en empruntant la moto d’un de ses amis. Il a un complice qui met son Pistolet Automatique de calibre 7,65 mn à sa disposition. Ces principales cibles selon le commissaire Aimé Salvador Bougma sont les dames qui descendent tard la nuit de leur travail. Des explications du commissaire, il suit ses victimes qu’il agresse aux moments propices. Grâce à sa corpulence forte et à son arme, il dépossède ses victimes de tous leurs biens.

Le butin saisi par la Police

Il faut dire qu’au cours des opérations, la police nationale a saisi des mains de ces malfrats, un pistolet automatique de calibre 9 mm volé à un gendarme maintenant à la retraite et un pistolet semi-automatique.

Des armes saisies par la Police nationale

Aussi, un fusil Kalashnikov AK47 a-t-il été saisi des mains de ces malfrats. Ce fusil de guerre, selon les informations données par la police, appartenait à un élément des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui utilisait son arme de dotation pour commettre ces forfaits. Une bonne quantité de drogue a également été saisie. Il y a également six couteaux baïonnettes, 10 téléphones.

Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

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