Ouagadougou : Les travailleurs municipaux implorent le soutien du président du Faso

0
Les représentants des ouvriers de la mairie de Ouagadougou ont fustigé les propos tenus par le maire Armand Pierre Béouindé sur la situation des travailleurs de la mairie

Les travailleurs municipaux de la ville de Ouagadougou ont rencontré les Hommes de médias ce mercredi 21 avril 2021 à Ouagadougou. Cette conférence était une occasion pour ces travailleurs de la mairie de s’insurger contre les propos tenus le dimanche 18 avril 2021 sur une radio de la place par le maire Roland Armand Beouindé.

Après l’engagement de résoudre la question des arriérés de salaire le 14 avril dernier lors de la manifestation des travailleurs municipaux, le maire Armand Beouindé aurait affirmé sur une radio de la place : « Les occasionnels ne sont pas des salariés ni des employés de la mairie centrale. Il n’y a aucune loi qui m’autorise à les recruter. Ce sont des journaliers qui viennent aider la brigade verte en temps de besoin. Il n’y a pas de contrat entre eux et la mairie ; le problème est définitivement réglé ».

Des propos qui ont révolté les travailleurs municipaux qui trainent des arriérés de salaire. Nouphé Bamogo porte-parole de ces travailleurs pense que ces « allégations sont d’une extrême gravité pour une autorité qui se veut patriote, digne, intègre et sincère ». Il a cependant précisé que les 400 ouvriers ne sont pas à confondre avec la brigade verte communément appelée « Les femmes de Simon ». « Ces ouvriers travaillent du lundi au samedi soit 6/7 jours alors que la brigade verte ne travaille que 3 jours par semaine. Les 400 ouvriers concernés sont répartis sur plus de 6 sites de travail dans la ville de Ouagadougou », fait savoir M. Bamogo qui estime qu’au regard « des dispositions des différentes lois et échanges administratives, nul n’a besoin de vous démontrer la mauvaise foi du maire qui refuse aux ouvriers de la mairie une protection sociale qui coûte moins chère qu’une de ses luxueuses voitures à polémique qu’il a acquises ».

L’ensemble des ouvriers à travers leur porte-parole ont lancé un appel au président du Faso qui, dans son discours d’investiture du 28 décembre 2020, avait promis de rester « attentif aux préoccupations de l’ensemble de [ses] compatriotes surtout en ce qui concerne la réconciliation nationale, la paix et la sécurité, gages de toute action de développement ».

Pour ces ouvriers, le président du Faso doit accorder une oreille attentive à leurs cris de détresse afin d’éviter le scénario regrettable de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid, en Tunisie.

Aussi, ils invitent les institutions de la République en charge des questions de médiation ainsi que la coalition des syndicats libres et indépendants du Burkina, de faire usage des instruments juridiques internationaux paraphés par le Burkina pour gérer cette crise de violation des droits des travailleurs.

Mireille Sandrine Bado
Minute.bf

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Votre nom