Pour le moment, c’est le seul accusé qui contrairement aux autres, faisait partie du service de sécurité de Thomas Sankara. Le Caporal Bossobè Traoré est accusé de complicité d’assassinat et de complicité à la sûreté de l’État.
Le Caporal Bossobè a indiqué face au juge qu’il était de garde le 15 octobre 1987 au Conseil de l’entente. « Au moment où le commando est venu assassiner Thomas Sankara, j’étais posté avec deux autres militaires à l’arrière du bâtiment où Thomas Sankara tenait une réunion. Des hommes cagoulés sont venus nous dire haut les mains. Il y a un de ces hommes qui nous a désarmés. Puis, il nous a fait coucher à plat ventre avant de nous tirer dessus. Il tenait un fusil à pompe. Quand il a tiré sur moi, il m’a eu au bras et je me suis levé m’enfuir », retrace le Caporal.
Il confie avoir perdu connaissance au cours de sa fuite. C’est en ce moment que des citoyens l’on secouru puis envoyé à l’hôpital. Là, poursuit-il, les médecins lui ont administré les premiers soins avant de se déclarer incompétents à le soigner vu la gravité de ses blessures. Mais le Caporal Bossobè Traoré avoue avoir été évacué en France pour des soins plus appropriés sans préciser qui l’a évacué.
Son audition se poursuit. Nous y reviendrons.
Hamadou Ouédraogo
Minute.bf