FESPACO 2021: « Le Burkinabè n’a pas oublié son côté festivalier » (Assade Ouédraogo)

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Le Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) bat son plein. Au lendemain de la cérémonie d’ouverture, une équipe de www.minute.bf a fait un tour au siège du FESPACO dans l’après-midi de ce dimanche où elle a pu rencontrer le président du comité d’organisation de cette 27e édition pour prendre le pool du deuxième jour de l’événement.

Le mercure monte petit à petit au siège du FESPACO. Tout est prêt. Tout à commencé. Les festivaliers sont en place. Les exposants aussi. Le festival est sur pied et va bon train selon certains participants que nous avons pu rencontrer au siège de ce festival qui réunit à chaque édition, des milliers de personnes.

Timidement, mais sûrement, les festivaliers prenaient d’assaut le siège du FESPACO. Là, si certaines structures s’affairaient à mettre en place leur stand d’exposition, d’autres étaient déjà bien en place. Au siège du FESPACO, il y avait aussi et surtout des bars et « maquis » qui commençaient déjà à drainer du monde. Malgré le soleil d’aplomb, certains inconditionnels de la boisson et de la grillade s’étaient déjà faits des places au fond des bars.

Un maquis bien disposé au FESPACO pour étancher la soif des festivaliers

« L’ambiance est bonne à l’intérieur; tout se prépare bien », nous lance un festivaliers, Assade Ouédraogo. Il ajoute qu’il y a de l’engouement autour de cet évènement dont le clap d’ouverture a été donné par le président du Faso samedi, devant plusieurs centaines de personnes, dans la cuvette du Palais des Sports de Ouaga 2000. « Il y a un intérêt, le Burkinabè n’a pas oublié son côté festivalier », a lâché M. Ouédraogo qui dit espérer que la bonne ambiance qui règne se poursuive jusqu’à la fin du festival le 23 octobre prochain.

Déjà, à l’ouverture du festival, la chorégraphie adaptée aux prestations des artistes a ébloui plusieurs personnes. Tout a été mis en œuvre pour faire oublier aux festivaliers, l’édition sacrifiée de l’année dernier sur l’autel du coronavirus, cette pandémie qui a secoué le monde entier. Mais au Burkina Faso, en plus du coronavirus, c’est l’insécurité qui plombe les activités des populations. Cette insécurité a aussi pesé dans la balance pour faire reporter la 27e édition du FESPACO à cette année.

Le président du Comité d’organisation du FESPACO, Salifou Taïta que l’équipe de Minute.bf a rencontré na pas hésité à nous faire part de l’Organisation de la biennale du cinéma africain. Pour lui, la cérémonie d’ouverture était grandiose. « Nous avons eu beaucoup de retours positifs par rapport à la cérémonie d’ouverture; les gens ont beaucoup apprécié. C’est une particularité, c’est une première que le FESPACO s’ouvre de cette manière et nous nous réjouissons », s’est-il lâché.

Il s’est dit particulièrement « fiers de la chorégraphie qui a été assurée par un fils du Burkina Faso ». « Nous sommes fiers de tous les artistes du Sénégal et du Burkina Faso qui ont émerveillé le public », a-t-il ajouté.

Assade Ouédraogo, festivalier

Par ailleurs, « il y a eu beaucoup de polémique autour de l’organisation du FESPACO, surtout en ce qui concerne la communication », reconnait Salifou Taïta. « Mais, je le dis, le FESPACO n’a pas besoin de trop de matraquage médiatique aujourd’hui pour se faire entendre. Une fois qu’on annonce la date du FESPACO, tous ceux qui sont concernés se préparent », a-t-il indiqué avant de faire savoir : « quand j’étais à Cannes, j’ai vu des gens qui avaient déjà payé leur billet pour le FESPACO. Ils n’ont pas attendu la Conférence inaugurale avant de le faire ».

Pour lui, l’engouement autour du FESPACO aujourd’hui est dû au fait qu’il « est devenu d’une notoriété internationale sans commune mesure ». « Nous avons dit qu’on aura 4000 festivaliers, mais je suis convaincu qu’on va dépasser cela », est-il convaincu.

Le président du Comité d’organisation rassure que tout est mis en oeuvre pour que le FESPACO se passe dans de bonnes conditions. « Nous avons déployé près de 3000 agents des Forces de Défense et de sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur de la ville de Ouagadougou pour une veille sécuritaire. Au niveau sanitaire, des dispositions ont été prises également. Le port du masque est obligatoire, l’utilisation du gel Hydro alcoolique également. Nous avons même mis en place une équipe qui fait la vaccination de manière gratuite », a-t-il assuré pour terminer.

Le soleil se couchait timidement quand nous quittions le siège du festival. Mais, c’était l’occasion pour les sonorisations des bars et maquis de se faire de plus en plus entendre. Les festivaliers affluaient. Certains pour ne pas se faire conter l’évènement, mais d’autres surement pour prendre une bouteille de boisson et de la grillade tout en profitant de l’ambiance féerique du FESPACO.

Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

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