Smart city challenge : Un concours de l’ISGE-BF pour créer des « cybervilles » ou des villes connectées

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Accompagner les jeunes à créer des entreprises basées sur les technologies afin de proposer « des solutions numériques innovantes, pratiques, faisables et viables » pour répondre « aux défis des villes modernes, c’est ce que recherche l’Institut supérieur de Génie électrique du Burkina Faso (ISGE-BF) à travers cette première édition de « Smart city challenge ». Ce projet, financé par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), vise à faire des villes actuelles et futures, des « villes connectées ou cybervilles ou encore des villes intelligentes », en proposant des solutions technologiques aux problèmes liés au logement, au transport, à la santé, à la gestion des déchets… Hackathon, puisque c’est de ce projet qu’il s’agit, a été présenté en conférence de presse le vendredi 24 septembre 2021 au siège de l’ISGE-BF, à Ouagadougou.

 26%, c’est le taux de croissance urbaine du Burkina Faso en 2019, selon l’Institut national de la Statistique et de la Démographie (INSD). Cette croissance pose nombre de difficultés dans les villes. Prenant le cas particulier de Ouagadougou, le DG de l’ISGE-BF, Innocent Compaoré pense qu’il sied de « les réinventer (les villes) à travers des solutions innovantes ». C’est là qu’intervient « la Smart city » qui veut dire « ville connectée, la cyberville ou encore ville intelligente ». La cyberville a été présentée par M. Compaoré comme « une ville utilisant les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour améliorer des services urbains », pour faciliter le quotidien des populations.

Pour ce faire, l’ISGE-BF lance la Smart city Innovation Challenge autour du thème : « Comment trouver des solutions digitales innovantes aux défis de nos villes actuelles et futures ? » Concrètement, explique le DG de l’ISGE-BF, il s’agit de mettre les jeunes en compétition afin qu’ils développent « des projets qui utilisent des technologies pour répondre aux problèmes de la société ». Prenant l’exemple dans les domaines de l’eau et de l’énergie par exemple, au lieu que des agents se rendent chez les abonnés pour relever mensuellement leur consommation, Innocent Compaoré pense qu’à travers la technologie, on peut développer des mécanismes pour recueillir les données sur la consommation des abonnés, sans dépêcher le moindre agent sur le terrain. Ainsi, trois jours durant, à travers son incubateur, le Centre d’Entrepreneuriat et d’Innovation technologique (CEINTECH), l’ISGE-BF permettra aux participants de créer « des solutions innovantes » dans les domaines du logement, du transport, de l’énergie, de la santé, de l’eau, des télécommunications, des finances, de l’éducation, des infrastructures, de la gestion des déchets, et même de la sécurité publique… Qui peut prendre part à la compétition ?

Le DG de l’ISGE-BF, Innocent Compaoré, invite les jeunes à s’approrier du projet pour créer des villes du futur

Smart city challenge, créer des villes modernes avec les jeunes

D’emblée, M. Compaoré a souligné que « la participation au Hackathon est gratuite et ouverte à toute personne ou équipe constituée de 2 à 5 personnes ». Ces personnes, dont l’âge devrait être entre 15 à 35 ans devront se munir de leur « propre matériel, en particulier informatique et leurs propres logiciels ».

Sur le déroulement du Hackaton, durant les 72h, les porteurs de projets sélectionnés bénéficieront, non seulement, « d’un accompagnement de coachs et des experts pour améliorer leurs projets », mais aussi de microconférences et de formations », a indiqué le DG de l’ISGE-BF. À la suite de cela, poursuit-il, « un jury pluridisciplinaire présélectionnera 20 projets avant qu’un autre jury, ne vienne sélectionner « les 10 meilleures solutions qui seront incubées ».

Ces 10 meilleures solutions, rassure M. Compaoré, « intégreront l’incubateur CEINTECH de l’ISGE-BF où elles bénéficieront d’un fonds d’amorçage et un accompagnement technique pour développer leurs solutions et formaliser leurs projets ». Par ailleurs, a l’entendre, plusieurs ministères et la mairie de Ouagadougou sont au parfum du projet, pour la mise en œuvre effective des solutions technologiques qui seront retenues.

Eudoxie Ouedraogo/Zongo du PNUD appelle à la participation féminine pour rendre le projet inclusif

La participation féminine encouragée par le PNUD

Cet Hackathon est financé par le PNUD, à travers son projet « Transformation numérique inclusive en vue d’accélérer la marche vers les Ojectifs de Développement durable (ODD) ». C’est d’ailleurs pour cela qu’en plus d’encourager la participation féminine (au moins 50% de femmes dans chaque équipe ), un des critères de sélection, veut qu’un accent soit mis sur « l’impact du projet sur le genre ». 

La représentante du PNUD, Eudoxie Ouedraogo/Zongo, a laissé entendre que cet organisme mondial a décidé d’accompagner le Burkina dans son processus de « transformation digitale inclusive », eu égard à la jeunesse de sa population. Pour elle, il s’agit « d’investir dans cette jeunesse pour qu’elle puisse choisir ce qui est mieux pour elle, pour son développement et pour son avenir ». Dans la même optique, convaincue qu’au Burkina, « il y a plus de femmes que d’hommes », Mme Ouedraogo, en insistant sur la participation féminine, estime qu’ « elles auront forcément l’œil du besoin, l’œil féminin qui permettra que ces  projets soient équitables et profitables à tous, au lieu de répondre à un besoin d’une partie de la population ».

Pour information, la réception des candidatures a commencé le 16 septembre dernier et se poursuit jusqu’au 30 septembre prochain au siège de l’ISGE-BF. Quant à la compétition, elle se déroulera les 21, 22 et 23 octobre 2021 toujours au siège de ladite institution. Pour cela, DG Innocent Compaoré a profité de l’occasion pour inviter les jeunes à participer massivement à la compétition, afin de proposer « des solutions numériques innovantes, pratiques, faisables et viables », à même d’améliorer de faciliter le quotidien des populations.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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