Terrorisme: L’embuscade, la bête noire de toutes les armées, selon Ousseni Compaoré

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Le Conseil des ministres du 23 juin 2021 a consacré une large part aux attaques terroristes. Le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré était face à la presse, à l’issue du Conseil des ministres pour répondre aux questions sur l’actualité des attaques terroristes. 

Le 21 juin 2021, des policiers ont été victimes d’une attaque terroriste sur l’axe Barsalgo-Foubé. « Face à cette énième attaque terroristes contre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), l’on est en droit de se demander s’il n’y a pas péril dans la demeure ? À chaque fois, l’on entend par ci et par là que les terroristes ont tendu une embuscade à nos FDS et qu’il y a tel ou tel nombre de morts. On est toujours avec des Pick-up sur le champ de bataille. Est-ce qu’il ne faut pas revoir la stratégie de combat au sein de notre armée ? », questionne en ces termes un journaliste. 

Le ministre de la sécurité, face à cette question, a tenu à donner des clarifications plus ou moins techniques. « Il faut savoir que la technique de combat que toutes les armées, quelle qu’en soit leur puissance craignent, c’est l’embuscade », a lancé d’entame de propos Ousséni Compaoré. Il s’explique et révèle que la particularité de l’embuscade, c’est que c’est l’ennemi qui prend l’initiative d’attaquer si bien que « si elle est bien mise en place, elle est violente, rapide et dévastatrice ».

Pour preuve, le ministre a indiqué que si l’on fait « l’historique des pertes en vies humaines dans nos rangs au front, on se rend compte que les attaques les plus meurtrières sont consécutives aux embuscades et aux explosions des mines artisanales appelées Engins explosifs improvisés (EEID) ». À l’entendre, l’embuscade ferait partie des stratégies d’attaques imparables. Aussi, pense-t-il que « pour la contrer, soit on a l’information à l’avance et on l’évite soit on tombe dedans et on limite les dégâts. Il n’y a pas une autre solution ». 

« On pourrait faire survoler un hélicoptère au-dessus des convois militaires par exemple pendant leur déplacement », lui rétorque un journaliste.  Et au ministre d’indiquer que l’hélicoptère n’est pas en mesure par exemple de voler à chaque heure pour les besoins de surveillance. De plus, « il faut un certain nombre d’équipements pour pouvoir voler également de nuit », ajoute-t-il avant de rassurer qu’en ce qui concerne l’embuscade dont a été victime les policiers sur l’axe Barsalgo-Foubé le 21 juin passé, « des moyens lourds de nuit ont été utilisés », sans vouloir entrer plus dans les détails. 

L’opinion du ministre de la sécurité sur la vidéo des VDP qui circule sur le net

En outre, le ministre s’est exprimé sur la vidéo des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelquestemps. Une vidéo dans laquelle les VDP racontent le dénouement fatal d’un combat qui les a opposés aux terroristes sans que l’armée ne leur vienne en aide. Dans cette vidéo, les VDP ont émis des doutes sur la volonté des gouvernants à lutter contre le terrorisme. 

Sur ce point précis, Ousseni Compaoré a demandé de faire la distinction de deux cas : « Il y a les VDP recrutés par le gouvernement et formés par l’armée, et ceux qui se sont constitués de manière autonome pour défendre leur village et leur communauté ».  Avec le dernier groupe, « il est plus compliqué de leur porter soutien sur le terrain du fait de leur non coordination avec les FDS », a relevé pour conclure le ministre de la sécurité. 

Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

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