Université OHADA : Deux jours pour réfléchir sur la lutte contre la délinquance économique

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L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) tient la troisième édition de son université OHADA du 16 au 17 octobre 2020 à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture de cette troisième édition placée sous le thème : « Le nouveau système comptable OHADA (AUDCIF): un instrument efficace de lutte contre le blanchiment des capitaux illicites et le financement du terrorisme » a été présidée par l’Ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade.

« Il est donné à tous de constater que la délinquance économique est très répandue et qu’il faut prendre des mesures appropriées pour lutter contre cette délinquance », a dit pour commencer Alfred Bama, président du cercle OHADA Burkina.

Aussi, a-t-il indiqué, « les 3ème université OHADA vont consacrer deux journées de travaux, pour d’une part étudier le nouveau système comptable OHADA à travers les nouvelles dispositions qui permettent de lutter contre les blanchiments de capitaux et la lutte contre le terrorisme et d’autre part, se pencher sur le cadre juridique, national et international de lutte contre le blanchiment de capitaux et la lutte contre le terrorisme ».

Alfred Bama, président du cercle OHADA Burkina

L’objectif de ces journées, « c’est de réfléchir et voir si les textes juridiques que nous avons nous permettent de mieux lutter contre le blanchiment de capitaux et contre le terrorisme, de voir comment nous pouvons éventuellement améliorer nos textes en la matière », précise Alfred Bama.

Pour l’Ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade, ces universités OHADA viennent à point nommé. Il a particulièrement apprécié le volet lutte contre le terrorisme et fait savoir : « Malheureusement comme vous le savez, le Burkina est victime du terrorisme depuis un certain temps et lutter contre le terrorisme, c’est aussi assécher le circuit de financement du terrorisme et cela passe aussi par le droit des affaires, par le droit comptable, par la transparence des sociétés. Cette activité est donc très importante pour le Burkina Faso en particulier et pour tous les pays membres de l’OHADA en général ».

Luc Hallade, ambassadeur de France au Burkina Faso

Pour terminer, Alfred Bama a fait savoir que cette activité a également pour but d’instaurer un cadre d’échanges avec les professionnels ou praticiens du droit OHADA pour la prise en compte de leurs attentes dans les reformes en cours au Burkina mais aussi de contribuer à l’émergence d’une culture de bonne gouvernance d’entreprise par la diffusion et l’application du Droit OHADA.

Hamadou Ouédraogo
Minute. bf

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