Agriculture: un document sur les sous-secteurs sémences et engrais en validation à Ouaga

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Photo de famille des participants avec les officiels, à l'issue de la cérémonie d'ouverture

Le Ministre de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles (MAAH) avec l’appui de l’USAID organise un atelier national de validation du plan d’action des sous-secteurs semences et engrais au Burkina Faso, du lundi 8 au mardi 9 juillet 2019 à Ouagadougou. L’objectif de cet atelier est « d’élaborer et de mettre en œuvre un programme de développement des sous-secteus semences et engrais au Burkina Faso, en vue de contribuer à l’etteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ainsi qu’au renforcement de l’économie nationale ».

Après la crise alimentaire de 2008 et de 2009 qui a secoué les pays africains, le Burkina Faso a engagé des mesures d’urgence de soutien à la production agricole. Ces mesures étaient, entre autres, des subventions partielles sur les engrais, les semences et le matériel agricole. Mais, jusque là, l’utilisation des semences de variétés améliorées et des engrais de bonne qualité aux doses recommandées demeure un grand défi. C’est pourquoi en partenariat avec les États Unis d’Amérique, le Ministère en charge de l’Agriculture bénéficie de l’appui technique et financier du projet de Résilience et de Croissance Économique au Sahel-Croissance Accélérée (REGIS-AG). C’est dans cette optique que se tient 2 jours durant, une rencontre entre les acteurs imliqués pour se pencher sur cette question censée apporter une solution à l’insécurité alimentaire.

Financé par l’USAID, le projet entend concourir à proposer des mesures pouvant contribuer au développement des deux sous-secteurs que sont les semences et les engrais. Pour le Ministre Salifou OUÉDRAOGO, les deux sous-secteurs visés par le projet font partie des facteurs déterminants pour l’amélioration de la productivité et l’accroissement de la production agricole même s’ils sont aujourd’hui sous utilisés. Et c’est dans ce cadre qu’en juillet 2018, le ministère en charge de l’Agriculture, à travers le projet REGIS-AG a tenu un forum sur les défis liés auxdits secteurs. Le forum de cette année devrait donc permettre de mettre en oeuvre les récommandations issues du forum de l’année passée.  » Au moment où la récherche de la sécurité alimentaire et nutritionnelle est placée au coeur des préoccupations du gouvernement, il importe que ce plan d’actions soit validé et surtout opérationnalisé », a insisté le ministre de l’Agriculture. Ainsi, selon le ministre, son opérationnalisation permettra d’améliorer de façon notable l’utilisation des semences et des engrais pour impulser la productivité agricole et, par voie de conséquence, la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la croissance économique du pays.

Le présidium au cours de la cérémonie d’ouverture

Par ailleurs, ce plan d’actions devra permettre une amélioration de la cohérence des projets avec les priorités nationales, de mieux coordonner des multiples interventions, de faciliter l’accès des agriculteurs aux nouvelles technologies de production et de soutenir les communautés rurales pour une gestion plus efficace de leurs ressources naturelles.

Les USA, important partenaire

Dans l’attente d’un plan d’actions rigoureux et réalisable, le premier responsable du département en charge de l’Agriculture a exhorté les participants à cet atelier, à une bonne et minutieuse examination des travaux qui leur seront soumis. Puis pour finir, il a gratifié la reconnaissance du peuple burkinabè à l’ambassadeur des USA au Burkina Faso pour leur accompagnement notamment technique et financier à l’agriculture burkinabè.

L’ambassadeur des USA, Andrew Robert Young, a declaré être honoré en sa qualité d’ambassadeur des USA au Burkina Faso de participer à la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du plan d’actions des sous-secteurs semences et engrais. Il a par ailleurs félicité le ministre en charge de l’agriculture et les autorités burkinabè pour le respect de leur engagement qui est de travailler à développer l’agriculture, premier secteur d’activité burkinabè.


Elisée TAO (Stagiaire)
Minute.bf