Concours directs : Le SYNAGRH dénonce une « organisation calamiteuse »

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Le Syndicat national des gestionnaires des ressources humaines de l’administration publique (SYNAGRH) a organisé le jeudi 11 juillet 2019 une conférence de presse à Ouagadougou. L’objet phare de ce point de presse a été de dénoncer « la gestion scabreuse et opaque » du ministère en charge de la fonction publique et « l’organisation calamiteuse des concours, session 2019 ».

Depuis un bon moment, le gouvernement burkinabè a annoncé la réduction du train de vie de l’État afin de faire face à d’autres défis qu’il juge prioritaires. Mais déjà, à écouter Souleymane Zoromé, SG du syndicat, « il y’a une gestion mafieuse du carburant au MFPTPS ». Le Ministre, le Secrétaire général (SG) et le Directeur de cabinet bénéficient d’une dotation nettement en hausse du plafond fixé par le gouvernement, a-t-il relevé.

Ainsi, selon ses révélations, au lieu de 700 000 F CFA, le Ministre reçoit une dotation de 1 725 000 F CFA le trimestre. La dotation du SG est de 780 000 F CFA au lieu de 400 000 F CFA et celle du Directeur de cabinet est de 720 000 F CFA au lieu de 400 000 F CFA. De plus, le Directeur des affaires financières (DAF), semble-t-il, a une dotation supérieure à celle des Directeurs du même rang et s’avère être le double de celle des Directeurs généraux. Cette gestion « inique et disproportionnée du carburant», selon Souleymane Zoromé, se ressent au niveau des Chefs de service, les Secrétaires particulières du Ministre, du SG, du Directeur de cabinet et les Chefs de services de la DAF qui eux aussi perçoivent des dotations supérieures à celles des autres chefs de services du ministère. Alors, la conclusion que tire le syndicat de cette gestion, « c’est une collusion pour piller les ressources du ministères ». C’est en substance les révélations faites par le syndicat, sur le fonctionnement du ministère

Une « organisation calamiteuse des concours, session 2019 »

L’organisation des concours est l’une des principales activités du MFPTPS. C’est par ailleurs une activité qui suscite un intérêt majeur pour une grande partie de la population. Seulement cette année, le SYNAGRH estime que « les concours seront organisés dans des conditions calamiteuses avec un risque énorme de fraude ». En effet, suite à la loi numéro 081-2015/CNT du 24 novembre 2015, le statu particulier du ministère en charge des gestionnaires des ressources humaines devait être adopté dans un délai d’un an à compter de la date d’adoption. Lequel statu constitue « l’arsenal juridique », sur la base duquel devraient être organisés les concours.

C’est à cet effet que le syndicat estime qu’en absence de la dite loi, « les concours qui sont entrain d’être organisés sont illégaux ». De plus, les textes d’organisation des emplois spécifiques (TOES), qui sont censés remplacer le statu particulier ne prévoient pas de base légal actuellement, pour certains emplois. Sur la question, les agents du GRH déclarent avoir interpellé le Ministre qui a incessamment manifesté « sa mauvaise volonté à résoudre le problème ». Ils dénoncent également « la solution du contournement», dont le ministre en a fait preuve dans l’organisation des concours récemment lancés. Car, pour eux, cela laisse augurer des risques importants d’erreurs et ouvre la porte à la fraude.

« Des recrutements politiques et clientélistes en cours »

Tout comme en 2018, on assiste à une réduction conséquente du nombre de postes à pourvoir pour les concours, session 2019. Cependant, un autre constat montre que le nombre à pourvoir au niveau des recrutements sans concours, par simple sélection sur dossier (mesures nouvelles ordinaires), tous niveaux confondus (du CEP au Master), s’élève à 1 124. A ce niveau également, le syndicat a dénoncé cette façon de faire qui d’après lui est « une violation flagrante du principe d’égal accès aux emplois publics reconnus à tous les burkinabés». Souleymane Zoromé et ses camarades se démarquent de cette pratique, en qualifiant ce type de recrutement « inique ». C’est pourquoi, le Syndicat interpelle « fortement » l’opinion nationale sur les risques de fraudes à grande échelle, et qui selon eux, pourraient émailler les concours de la fonction publique, session 2019.

Elisée TAO (Stagiaire)
Minite.bf

2 COMMENTAIRES

  1. Sincèrement je ne pense pas que cela nous intéresse. Vous savez ça et depuis vous êtes en grève ? Vous vous êtes cru indispensable et étiez prêt a boycotter l’avenir de vos frères,sœurs,enfants… Même quand c’était vous qui organisiez il y avait des fraudes. C’est pas nouveau. Dieu fasse que plus jamais vous n’organisiez de concours ici au Burkina. Vous n’avez même pas honte. N’importe quoi

  2. Ça fait honte maintenant d’être burkinabè. Vous aviez eu pour vous et le reste on s’en fou. Soyons réalistes et honnêtes. L’avenir des autres ne vous préoccupe. Que le gouvernement trouve une autre stratégie d’organiser ses concours en impliquant tous les corps possibles.

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