Elections de 2020 : dix millions d’électeurs attendus

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La Commission électorale nationale indépendante (CENI), dans une rencontre avec les Organisations de la Société civile (OSC), le 09 septembre 2019 à Ouagadougou, a échangé sur le processus électoral devant conduire aux élections de 2020.
Selon le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, les chiffres de l’Institut national de la Statistique et de la Démographie (INSD) font état de 10 078 733 électeurs attendus pour les élections de 2020. En comparaison avec les chiffres de 2015, il reste « 4 539 702 électeurs » à enrôler.


Au plan national, aux dire de M. Barry, pour la « révision » du fichier électoral, la CENI compte subdiviser le pays en trois zones d’enrôlement. Pour la Zone 1, « 1 523 211 électeurs » sont attendus, « 1 319 105 électeurs attendus » pour la Zone 2 et enfin, « 1 697 366 électeurs attendus » pour la troisième zone. L’enrôlement s’étalera sur 14 jours par zone, exception faite aux régions du Kadiogo et du Houet où l’enrôlement s’étendra sur une durée de 21 jours car « ces deux régions renferment à elles seules plus de 2 millions de nouveaux électeurs », a dit le président de la CENI.
En ce qui concerne les déplacés, la CENI dit travailler pour « préserver le continium des droits des déplacés » et « le refus d’entériner le remodelage de la situation électorale nationale créée par le fait de la situation nationale ».

2,5 millions d’électeurs de la diaspora


Pour les Burkinabè de l’extérieur, il s’agit de la « constitution » d’un fichier électoral afin de permettre à ces derniers de participer pour une première fois aux élections. Ainsi selon le président de la CENI, « 800 emplacements » seront mis en place pour couvrir les « 2,5 millions d’électeurs potentiels » que compte la diaspora burkinabè. L’enrôlement à l’extérieur se déroulera du « 04 janvier au 02 février 2020 ».
Le principal conférencier a déploré un timide engouement au niveau des jeunes qui pourtant « représentent 70% du potentiel enrôlable » et aussi des femmes mais dit réfléchir sur un « Plan Marshall » dénommer « chacun enrôle son jeune », pour changer la donne.
Au niveau technique, M. Newton Ahmed Barry assure qu’un appel d’offres sera lancé pour ceux qui voudront se faire enregistrer en qualité d’Opérateur de Kit (OPK). A l’extérieur, le recrutement des OPK se fondera sur l’expertise des Burkinabè sur place.

Inquiétudes des OSC sur la situation sécuritaire


A l’issue de cette rencontre, les réactions de certaines OSC sont mitigées. Cheikna Yaranan du Balai Citoyen, reconnait les efforts employés au plan technique mais reste insatisfait au niveau sécuritaire. Il réaffirme tout de même la présence du Balai Citoyen « pour conscientiser les jeunes à aller s’enrôler, à voter, à faire le bon choix pour l’avenir du pays »
La Secrétaire exécutive de la CODEL, Lydia Zanga, se dit également préoccupée par la question sécuritaire et des moyens pour le vote des Burkinabè de l’étranger.
Dieudonné Nikiema du mouvement Le Brassard noir, se dit inquiet non seulement de la situation des déplacés mais aussi de la sécurité, chose qui selon la CENI relève du gouvernement.


Franck Michaël KOLA (Stagiaire)
Minute.bf