Accidents de circulation : Koudpoko, faut-il encore accuser l’autorité ?

L’insécurité routière va grandissante avec l’incivisme qui ne cesse de gravir les échelons au Burkina Faso. Aujourd’hui, l’incivisme a atteint son paroxysme. Koudpoko, comme tu le sais déjà, le stress en circulation en dit long sur cet incivisme. Il n’est pas rare en effet, d’entendre des gens dire qu’ils ne peuvent pas circuler à Ouagadougou. Eh bien, l’incivisme leur fait peur.

A un feu tricolore qui fonctionne, dans la ville de Ouagadougou comme dans plusieurs autres villes du Burkina Faso, il faut la présence de la police nationale, et des Volontaires adjoints de sécurité (VADS).

Le 6 septembre dernier, des populations, lassées de compter les âmes emportées par l’incivisme sur le tronçon Paul VI – Kamboinsé, ont manifesté en bloquant la voie, pour demander que des mesures urgentes soient prises pour fluidifier la circulation, et surtout, préserver la vie des usagers. Face à cette pression de la rue, Koudpoko, je te confie que le maire de la capitale burkinabè, Armand Pierre Beouindé avait promis que des mesures seront prises.

Il est interdit de communiquer en circulation

Limiter la vitesse en agglomération

Chose promise, chose due, dit-on. Eh bien, 48 heures seulement après ce mouvement d’humeur qui a mobilisé des centaines de personnes, la police municipale a installé des box métalliques sur la voie, dans plusieurs intersections. Une solution conjoncturelle qui devrait permettre de juguler les embouteillages et fluidifier un tant soit peu la circulation, en attendant qu’une solution structurelle soit trouvée.

Mais, seulement deux semaines après que la police a agi en y installant les box, communément appelés « Rond-point de la police », fort est de constater que la majeure partie de ces box ont subi la rage des usagers de la route. Ce sont des box complètement ou partiellement broyés qu’il a été donné de voir à ton client fidèle que je suis, ce mardi 21 septembre 2021, alors alors je venais de siphonner 3 litres de ton délicieux jus dans ma panse. C’était un constat triste. Même sans les effets de ton jus, cette image nous fait craquer les yeux.

Il est vrai que les autorités ont une part de responsabilité dans la gestion des routes au Burkina Faso. Mais la plus grande responsabilité revient à l’usager qui devrait être discipliné. Rien ne se construit dans le désordre.

Si cet incivisme continue, même si l’Etat construit des voies aériennes, on comptera toujours les morts sur la route. C’est clair et net. A observer la manière de circuler de certaines personnes, je sens qu’on aura besoin d’un ministère chargé de dresser des gens ici, comme ce qui est fait avec les Bergers Allemands à l’autre bout du monde.

En attendant la creation de ce département ministériel où je me porterai candidat, il faudra rappeler ici, maintenant et encore, que chaque citoyen doit s’inscrire à l’auto-école pour au moins se familiariser avec le code de la route. Au passage, la vitesse en agglomération est limitée à 50Km/h.

Un autre conseil, il faudra aussi éviter de communiquer pendant qu’on est au volant, au guidon de notre moto ou vélo, même à pied (surrout lorsqu’on se trouve au bord d’une grande voie beaucoup empruntée).

Minute.bf

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