40 000 logements: 5314 logements sociaux et économiques ont été réalisés (Ministère)

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Le Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, à travers le Secrétariat Permanent de la Politique nationale du Logement (SP-PNL), a fait le bilan de la mise en œuvre de l’opération des 40 000 logements sociaux et économiques le lundi 16 juin 2020. Ainsi, de 2017 à ce jour, ce sont seulement 5314 logements sociaux et économiques qui ont été réalisés, à en croire les conférenciers du jour.


Pour concrétiser l’engagement du président du Faso sur le droit au logement pour les Burkinabè, lequel droit est garanti par la constitution, le Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, à travers le Secrétariat Permanent de la Politique Nationale du Logement (SP-PNL), a entrepris, depuis 2017, la mise en œuvre du Programme national de construction des logements (PNCL), connus sous l’appellation du « programme 40000 logements ».


L’objectif globale du PNCL, selon les conférenciers, était de produire des logements décents par la mise en place d’un mécanisme pérenne d’accès aux logements pour toutes les catégories socioprofessionnelles.

La campagne nationale d’inscription autour de ce programme a permis de mettre en relief une demande potentielle estimée à 208 000 inscrits. Le montant de l’inscription était de 2 000 francs et une somme totale de 416 000 000 francs a été collectée, détaille le SP-PNL, Yacouba DIE. Cette somme, à l’en croire, a été reversée au trésor public qui est la première source de financement du programme.

« En effet, le coût total de mise en œuvre du programme estimé à 494 089 220 000 F CFA, et la contribution de l’Etat est de 85 705 000 000 F CFA repartie entre affectation budgétaire de 27 000 000 000 FCFA, soit 9 000 000 000 par an, et le reste devrait être mobilisé sous forme de prêt concessionnel auprès de Partenaires techniques et financiers », a signifié M. DIE.

Aussi, dans le cadre de l’opérationnalisation du PNCL, a-t-il confié, il est prévu la mobilisation et la viabilisation de 2 000 hectares de terrain dans les différentes communes urbaines et rurales en vue de la construction des logements. Les résultats atteints à ce jour sont estimés à plus de 85% soit 1 700 ha mobilisés.

Dans les deux communes à statut particulier que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, la mobilisation du foncier est à un taux de 60%, c’est-à-dire 300 hectares mobilisés sur 500 hectares attendus.

A Ouagadougou, un site aménagé d’environ 100 hectares à Bassinko accueille déjà la construction des logements et un nouveau site de 100 hectares dans la commune rurale de Komsilga est en cours d’aménagement pour accueillir de nouveaux logements.

Les journalistes à la conférence de presse

A Bobo-Dioulasso, deux sites respectivement de 180 et 20 hectares ont été aménagés et viennent de connaitre le démarrage des travaux de construction de logements.

De 2017 à ce jour, plus de 5314 logements sociaux et économiques ont été réalisés (finis ou en cours de finition) dans le cadre du programme dans huit villes, a confié Yacouba DIE. Ces logements sont constitués en partie des cités du 11 décembre à Gaoua (567 logements), Manga (503 logements), Tenkodogo (700 logements), Banfora (100 logements), Ziniaré (118 logements), Kombissiri (50), Pô (50) et d’autres cités du programme que sont Koudougou (100), Ouagadougou (3118), et Bobo-Dioulasso (58), a détaillé le SP-PNL. Ainsi, la commercialisation des logements est assurée par le Centre de Gestion des Cités (CEGECI).


Sur la mobilisation financière, le ministère dit avoir rencontré quelques difficultés. En effet, concernant la contribution du Gouvernement, c’est-à-dire l’affectation budgétaire (évoquée plus haut), sur la période 2016-2020, il était attendu dans le cadre du programme, une affectation totale de ressources de 36 000 000 000 FCFA. Mais, sur ces quatre années, seulement un montant de 4 897 352 000FCFA a été affecté soit 18,13% du financement attendu. « Cette situation s’explique par les défis sociopolitiques auxquels notre pays fait face actuellement qui imposent des ajustements budgétaires réguliers au Gouvernement. Il s’agit notamment des attaques terroristes avec leurs corollaires de déplacés internes, et même la récente crise sanitaire », a fait savoir M. DIE.

Minute.bf

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