Affaire Trading: « Il est temps pour le président du Faso de prouver qu’il est réellement la solution »

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Les « amazones de l’association des investisseurs en Trading » ont tenu un meeting de protestation contre le gel de leurs comptes, à la Bourse du travail de Ouagadougou le mardi 29 octobre 2019. Ces femmes demandent au président du Faso, qui avait promis être « la solution », de le prouver par la résolution de la crise qui secoue les investisseurs en Trading depuis maintenant sept mois.

« Si nous sommes réunies aujourd’hui ici à la bourse du travail, ce matin, avec ces sacs de riz vides, ces marmites vides, ces casseroles et ces plats vides, ces spatules, ces pagnes en lambeaux, ces factures de courant impayées…ce n’est pas de gaieté de cœur. Ce n’est pas par plaisir ou juste pour faire dans le folklore. Ce n’est pas pour tourner un film ou présenter une scène de théâtre. Nous sommes ici pour partager notre vécu quotidien avec l’ensemble des Burkinabè. Nous sommes ici pour informer les autorités et la justice burkinabè que nos sacs de riz sont vides; que nos marmites sont vides… », introduit la porte-parole des femmes investisseurs, Madeleine Tankoano.

« Moi j’ai tout investi dans le Trading. Chaque mois je gagnait de l’argent pour subvenir aux différents besoins de ma famille. J’ai quatre enfants, ce n’est qu’à la rentrée que l’on est venu me dire que notre argent est bloqué. Trois de mes enfants sont à la maison maintenant. Seul, celui qui est en classe de CE2 a pu être scolarisé cette année. Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités pour nous donner notre argent, s’ils ne veulent pas fabriquer d’autres terroristes », témoigne une investisseur.

Ces femmes veulent, après le dégel de leur compte, « le capital, plus les intérêts et le dédommagement ». « Vous n’avez pas l’argent pour nous soutenir dans nos projets. Vous n’avez pas d’emplois à nous offrir. Alors, permettez-nous d’être indépendants financièrement. Si vous refusez que nous fassions le Trading ici, donnez nous notre argent nous allons aller investir au Ghana », se plaint une autre amazone.

« Nous, amazones de l’association des investisseurs en Trading, sommes ici pour dire au président de prendre ses responsabilités. Il a promis qu’il sera la solution à nos problèmes. C’est l’occasion pour lui de le montrer, de le prouver », conclut-elle.

Les femmes investisseurs en Trading entendent remettre leur déclaration à la médiateur du Faso pour qu’elle pèse de son poids dans la résolution de la crise qui secoue les traders depuis quelques mois.

Armand Kinda
Minute.bf

3 COMMENTAIRES

  1. Cest en afrique qu’il faut toujours voir ses désordre. Comment un government qui est censé protéger le peuple peut geler Les comptes Des sociétés de trading sans toute fois aider Les investisseurs qui ne sont que sa population à retirer leur sous? Et ceci à déja fais plus de Sept mois. Les bandes d’ incapable de gouvernement. Ils n’ont meme pas honte

  2. Je suis trader indépendant ,je m’adresse aux autorités de se pays : si aujourd’hui nous avons la chance de survenir à nos besoins sans voler, sans mendier, sans prêter ,je pense que cela est à saluer.
    Malgré que nous burkinabè soyons toujours les derniers dans tous et en tout, nous luttons tous les jours pour survivre malgré le manque l’emploi et les emplois mal payés.
    Cher papa ROCK, je ne sait pas si nos commentaires vous parviendront mais je me permet comme tout bon enfants de contribuer au bon fonctionnement de mon pays : recruter au moins 5 traders burkinabé(je dit burkinabé parce que nous sommes formés et nous sommes capable de trader comme ceux d’ailleurs)mettez les dans les conditions qu’il faut et faite les confiance, en une année beaucoup de choses vont changer, nos frères pourront rentrer chez eux pour retrouver leurs foyers ,leurs champs, en vérité nos frères n’ont pas besoin de nos sacs de riz ni de notre pitié, ils ont besoin de retrouver leur chez soit, bief ,pour tout simplement vous dire que nos force de l’ordre seront mieux formés , mieux outillé et mieux payé pour faire face aux terroristes. Permettez aux investisseurs de récupérer leur capital, je suis sûr que les sociétés de trading travaille à ne plus déranger nos chères banquier.

  3. Le Président n’a pas promis n’importe quelle solution. Les solutions compromettantes là, attention. Et puis dans cette situation, c’est la justice qui veut voir clair dans ce dossier. Aucune action des autorités contre l’épanouissement d’une catégorie socio professionnelle. Pourquoi tant d’agitation ? Ça prouve que l’affaire n’est vraiment pas clair et l’État à travers la justice a le devoir de protéger ses intérêts et ceux des citoyens. Le Burkina des libertés reconquises, allons doucement

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