Affectation dans les médias publics : Une opération « casier vide » (SG Ministère)

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« Il ne s’agit pas d’un licenciement », a dit la SG du ministère de la Communication

Le ministère de la communication a voulu mettre fin à toutes les supputations autour de l’affection, en début de semaine, des travailleurs des médias publics. En conférence de presse ce jeudi 5 mars 2020 dans la salle conférence du ministère, la Secrétaire générale (SG) Hortenze Zida, a indiqué que ces affections, loin d’être une réponse au débrayage en cours par les syndicats des médias publics, est en effet une régularisation de certaines situations des agents. C’est « une opération casier vide ».

« C’est la régularisation d’une situation. Nous avons commencé à mettre de l’ordre depuis 2019 », a soutenu Hortenze Zida, Secrétaire générale du ministère, qui précise que cette décision n’a aucun lien avec le débrayage en cours dans les médias publics. « Depuis 2019, le ministère a décidé de mettre de l’ordre dans la situation administrative de ses agents au regard des nombreuses difficultés rencontrées dans la gestion de fin de carrière de certains d’entre eux », a indiqué Mme. Zida. C’est ainsi qu’une opération « casier vide » a été initiée. C’est donc dans ce cadre qu’intervient ces affectations. « Il ne s’agit pas d’un licenciement », a-t-elle martelé, insistant sur le fait qu’il ne s’agit « nullement d’une réponse au mouvement d’humeur engagé par le SYNATIC, mouvement d’humeur en rapport avec la question du décret portant dérogation à la comptabilité publique en faveur des EPE de la communication ».

Mais, dans cette note qui affectait plus de trois cent agents de la RTB et une quarantaine de Sidwaya figuraient dans la liste des affectés, des noms de personnes en retraite ou au pire des cas, décédées. « L’erreur est humaine », a reconnu Hortenze Zida, notant qu’il y a eu des erreurs qui se sont glissées dans les fichiers. « Les erreurs qui ont pu se glisser dans le processus seront prises en compte par les services du ministère et les différents DRH des EPE afin d’apporter les corrections nécessaires », assure-t-elle. Aussi, faut-il ajouter qu’il y a des agents dont les contrats sont en cours de validité, mais qui ont été classés en situation irrégulière, donc frappés aussi par la mesure d’affection qui prend effet depuis le 1er mars dernier. Ces personnes peuvent, à en croire la SG, apporter des actes justificatifs qui leur permettront d’être réintégrés.

Aussi, pour ce qui est des contrats de ces agents, « le renouvellement n’est pas tacite », a rappelé Bambayide Laure Ouédraogo, Directrice des ressources humaines du ministère en charge de la communication. Ainsi, à l’entendre, chaque agent dont le contrat est à terme devrait le renouveler si besoin est ou décider de repartir dans son ministère d’origine. L’agent concerné doit signaler, explique-t-elle, deux mois avant la fin de son contrat pour un renouvellement, ou de sa décision de regagner son ministère d’origine.

En rappel, ce sont 322 agents à la RTB et 48 aux Editions Sidwaya qui ont une situation irrégulière, selon la SG du ministère de la communication. Ces affectations ont enclenché, depuis le mercredi 4 mars, un « débrayage actif » au sein des agents des médias publics qui accusent une décision arbitraire de leur ministre de tutelle. Cette situation vient encore s’ajouter aux différents mouvements d’humeur des syndicats protestataires contre l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS).

Armand Kinda

Minute.bf

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