Alliance police nationale : « Nous n’allons pas nous laisser trainer à l’abattoir »

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L’alliance Police nationale (APN), un syndicat de la police Nationale qui ne regroupe que des sous-officiers, a organisé une conférence de presse dans l’après-midi du 31 mai à la bourse du travail de Ouagadougou. L’objectif, selon Ousmane Ouédraogo, secrétaire général adjoint de APN, c’est de dénoncer la privation de leur liberté syndicale, les mauvaises conditions de travail, les sanctions arbitraires et le détournement de leur pécule par certains élément de la hiérarchie policière.

Le DG de la police Nationale et certains chefs de la hiérarchie policière sont essentiellement les hommes fustigés par ces sous-officiers de la police nationale regroupés sous l’APN. Véritablement remonté et en colère, ces derniers disent subir des brimades injustifiés, des détournements de leurs primes de mission, et une mauvaise dotation en équipement sur le terrain.

Ils se souviennent que pour la création de leur syndicat, face au refus de l’Etat burkinabè de leur délivré un récépissé, un marathon judiciaire s’est engagé entre l’APN et l’Etat burkinabè. Le dénouement s’est soldé par une victoire de l’APN sur le gouvernement. Malgré l’injonction de la justice, l’APN n’a jusque-là pas pu avoir son récépissé de fonctionnement au prêt du ministère concerné. Cependant, ils disent avoir été autorisés par le conseil d’Etat à mener leur activité.

Malgré cela, disent-ils, « c’est avec consternation et désolation que l’APN constate la défiance du directeur général de la Police Nationale vis-à-vis de la justice burkinabè ». A les entendre, dès lors qu’ils ont procédé au démarrage de leurs activités syndicales, le DG de la police a procédé à des affectations anarchiques, a des sanctions arbitraires de leurs membres et a des intimidations des dirigeants de l’APN.

M. Ouédraogo se pose alors la question : «  à quel titre la hiérarchie policière peut-elle adresser une demande d’explications écrites à un secrétaire général ou aux militants d’un syndicat à portée nationale et dans le cadre de ses activités ? ». Le porte-voix de l’APN n’en finit plus de dénoncer. En effet, en plus de la volte-face opposée par le DG suite à la création de l’APN, celui-ci dépeint une relation délétère entre le DG et les policiers qu’ils sont.
« le DG est inexistant, inaudible, pire, il se rabaisse à arbitrer des rixes entre syndicats et œuvre à diviser les policiers », a-t-il laissé entendre. En ce qui concerne le morale des troupes, M. Ouédraogo sans langue de bois affirme que les « policiers se sentent abandonnés». Il va jusqu’à faire des révélations: « Il y a des commissariats de douze éléments où il n’y a que quatre armes », a-t-il confessé. Mais celui-ci prévient: « nous n’allons pas nous laisser trainer à l’abattoir ». Ces policiers regroupés autour de l’APN comptent passer par ce qu’il faut pour obtenir satisfaction.

En outre autre fait qui fâche le « détournement des pécules ». Les flics sont remontés contre la hiérarchie car ils se sentent doublés dans leur prime de mission.« Comment pouvez-vous aller en mission et au retour on te fait émarger 30000 fr et on te remet 1500, c’est écœurant. Le DR. de la police de la boucle du Mouhoun va jusqu’à exiger 50% pour les frais de mission », a ajouté Ousmane Ouédraogo. Pour l’APN, cela ne souffre d’aucune ambigüité « Le DG de la police Nationale est incompétent ».

Adam’s Ouédraogo
minute.bf

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