Boussouma Kougr-Zougou : Une plantation d’arbres sous le signe de la cohésion sociale

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Les populations de Boussouma Kougr-Zougou, une localité dans la commune de Korsimoro, dans le centre-nord, ont répondu à l’appel de leur chef, Naaba Baongho, premier ministre du Dima de Boussouma, pour la plantation d’arbres dans leur village, et au-delà, dans les différentes communes du pays. Cette plantation d’arbre a eu lieu ce 1er août 2021 dans cette localité située à une soixantaine de kilomètres de la capitale burkinabè.

Le sport n’est pas le seul facteur de cohésion sociale de par la mobilisation des populations autour d’un même idéal. En effet, la plantation d’arbres dans la commune de Korsimoro a révélé que la cohésion sociale n’est pas le monopole du sport. Ce reboisement a mobilisé des dizaines de personnes, toutes de Boussoum Kougr-Zougou, autour d’un même idéal : reverdir la localité afin de bouter le désert hors du Burkina.

Naaba Baongho, chef de Boussouma Kougr-Zougou, premier ministre du Dima de Boussouma qui a lancé l’appel au reboisement dans toute la commune, a salué la mobilisation des fils et filles de sa localité autour de cette « belle œuvre ». « Nous, chefs coutumiers, avons constaté, comme tout le monde, que le désert avance à grand pas. Mais comme on le dit chez nous : si tu n’as pas enlevé l’épine qui se trouve sur tes fesses, tu ne pourras pas enlever l’épine sur ton pied. En tant que chefs coutumiers, garant de la tradition, nous avons estimé que si nous plantons des arbres, cela pourra inspirer nos populations. Nous voulons que le Burkina Faso retrouve sa verdure d’antan », a ainsi situé Naaba Baongho.

Naaba Baongho, chef de Boussouma Kougr-Zougou

Ainsi, ce sont plus de 200 plants qui ont été mis en terre par les populations de Boussoum Kougr-Zougou. Naaba Baongho a invité les populations à planter utile, c’est-à-dire, à planter des arbres qui pourront leur servir sur le plan alimentaire et sanitaire, mais aussi en termes d’ombrage. Ainsi, pour ce reboisement, il y a des baobabs, des manguiers, des goyaviers, des caïcedras, etc.

« On a tendance à dire que l’eau c’est la vie, il faut aussi reconnaitre que l’arbre, c’est la vie. Si l’on multiplie les reboisements, nous bouterons le désert hors du Burkina Faso », a soutenu le chef, qui exhorte les populations à planter les arbres, mais à surtout « protéger » les plants qu’ils mettent en terre.

Toutes les couches sociales étaient représentées à cette plantation d’arbres

El Hadj Mahamadi Sourwila, est un fils de Boussouma Kougr-zougou, commerçant résident à Ouagadougou. Ce 1er Août, tout comme ses frères et sœurs du village, il a répondu à l’appel du premier ministre du Dima de Boussouma, pour la cérémonie de reboisement. « Nous sommes très heureux aujourd’hui de poser cet acte parce que l’arbre, comme l’a dit le chef, c’est la vie. Nous sommes ici au palais royal. Comme vous le savez, chez le chef il y a toujours des rassemblements et tous ceux qui viennent devraient avoir de l’ombre sous laquelle ils peuvent se reposer au temps de forte chaleur. Le président du Faso a également appelé à la protection de l’environnement. Au regard de tous ces faits, nous avons décidé de faire ce reboisement pour redonner à la nature ce qu’elle a perdu par l’action anthropologique », a expliqué El Hadj Mahamadi Sourwila.

Issouf Sourwila est également ressortant de la localité, et de la grande famille Sourwila. Comme tous les autres, il a participé à ce reboisement pour répondre à l’appel du chef qui est de reverdir Boussouma Kougr-Zougou, et au-delà, le Burkina Faso. « Ce reboisement est un acte noble pour la population et nous sommes très contents. Comme l’a dit le chef, planter un arbre c’est donner une vie. Comme vous le savez, donner une vie est très noble », a-t-il souligné, soutenant que « chaque personne doit (aussi) planter un arbre ». « Comme le désert avance, si chaque citoyen arrive à planter un arbre, je pense que cela va bouter le désert hors de nos frontières », fait-il savoir.

El Hadj Mahamadi Sourwila, fils de la localité, a répondu à l’appel du chef

Pour sa part, El Hadj Abdoul Karim Sourwila, qui est aussi venu soutenir ses frères et sœurs dans cet acte de reboisement, a indiqué que la terre des ancêtres devrait être protégée, même si, dans leurs aventures, plusieurs fils et filles de la localité sont allés « se chercher » en ville. « Nous n’avons pas grand-chose actuellement pour nos frères et sœurs qui sont toujours au village, mais nous estimons que ce reboisement leur sera d’une grande utilité. Nous sommes donc très heureux de la mobilisation autour de cette cause, l’appel du chef. Cette mobilisation est un signe de solidarité et de cohésion sociale », a-t-il ajouté.

Après la cérémonie de plantation d’arbres, les ressortissants de Boussouma Kougr-Zougou ont eu une concertation avec le chef pour discuter du développement de la localité

Ouvrier de profession, Abdoulaye Sourwila a aussi pris part à ce reboisement « familial » et a salué l’engouement qu’il y a eu autour de cette cause. « A travers cette plantation d’arbre, vous avez pu constater la cohésion qu’il y a. Il faut l’union dans toute action car la division n’a aucune importance », a-t-il conseillé.

Vidéo: Des ressortissants de Boussouma Kougr-Zougou reagissent après la plantation d’arbres

A l’occasion de cette plantation d’arbres, la famille Sourwila a eu des concertations avec leur chef, autour des difficultés que rencontre le village dans tous les domaines. Cette concertation a été le lieu de poser les problèmes et d’ouvrir des portes aux solutions desdits problèmes.

Minute.bf

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