Burkina : « Les aires protégées sont devenues des refuges pour les terroristes » (Nestor Bassière)

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Le ministre en charge de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Batio Bassière a donné les articulations de la célébration du 10e anniversaire de l'OFINAP

Le ministre en charge de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Batio Bassière a, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou, le jeudi 21 novembre 2019, annoncé les couleurs du 10e anniversaire de l’Office national des Aires protégées (OFINAP) qui sera célébré au cours de la Semaine des Aires protégées (SAP) qui se tiendra du 25 au 30 novembre 2019, à Ouagadougou, se veut une occasion pour faire le point sur la situation actuelle des aires protégées au Burkina Faso, en vue de dégager des perspectives.

« Le Burkina Faso compte actuellement 77 aires protégées dont la superficie est estimée à  3 900 000 hectares », a indiqué le ministre de l’environnement. Ces aires protégées, constituées de parcs nationaux, des réserves totales et partielles de faune, de forêts classées et de ranches de gibiers, selon les informations données par le ministre Bassière, abritent « 128 espèces de mammifères, 520 espèces d’oiseaux et 60 espèces de reptiles ».  Ainsi, a-t-il relevé la nécessité de protéger ce réservoir de la diversité biologique qui, constitue «  des pôles de concentration des activités socioéconomiques ».

En effet, en plus de contribuer au maintien de l’équilibre écologique, ces aires protégées avec leur riche patrimoine animalier attirent bon nombre de touristes au Burkina Faso. Les chiffres, selon le Directeur de la faune et des ressources énergétiques, Benoit Douamba, sont de l’ordre de « 4 milliards de FCFA » avec « en moyenne  15 000 visiteurs chaque année ». Aussi, les activités comme la chasse, la pêche, la pharmacopée, l’élevage, l’agriculture tirent profit de ces riches réservoirs forestiers. Toutefois, l’apport socioéconomique de l’environnement a pris un coup avec la situation sécuritaire actuelle.

« Les aires forestières sont menacées… »

Au-delà des efforts de l’OFINAP, créé en 2008 avec pour objectif globale de « préserver la diversité biologique, lutter contre la désertification et soutenir la croissance économique durable », le ministre s’est voulu clair : « Les aires forestières sont menacées ». A cet effet, en plus de pointer du doigt la pression anthropique, les effets du changement climatique, c’est « la dégradation de la situation sécuritaire marquée par l’occupation des aires protégées devenues de véritables refuges des assaillants et la perpétration d’attaques des postes forestiers » que le ministre a regretté, avant de rassurer que des dispositions sont entrain d’être prises pour pallier ce problème.

Les 10 ans de l’OFINAP, se présentent comme l’occasion de faire un bilan des activités et d’en dégager des perspectives pour une gestion durable des aires protégées selon le ministre de l’environnement. C’est dans cette perspective, que se tiendra la SAP du 25 novembre au 1er décembre 2019, conjointement organisée avec les administrations de gestion des aires protégées du Bénin, du Niger et du Burkina Faso avec comme invité d’honneur la Côte d’Ivoire.

Au programme, des conférences publiques, une foire exposition/vente, des émissions débats Radio-télé, des jeux concours, un cross populaire et un atelier de validation de la stratégie d’intervention et plan d’actions de l’OFINAP. Ainsi, le ministre a invité les acteurs à participer massivement aux activités afin d’apporter des réponses aux problèmes qui se posent à l’environnement.

Franck Michaël KOLA (Stagiaire)

Minute.bf

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