Burkina : Les journalistes du privé exigent l’application de la Convention collective

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Les journalistes du privé se sont réunis en conférence de le 11 juin 2020 pour demander l’application effective par les patrons de presse de la Convention collective signée en 2009 et la revalorisation de leurs conditions de vie et de travail.

« Nous ne pouvons pas comprendre que des journalistes, avec un bac+4 ou 5 soient payés à moins de 100 000 F CFA par mois dans certains organes de presse privée au Burkina », s’est indigné d’entame Amidou Traoré, journaliste au bimensuel privé l’Évènement.

« Actuellement de nombreux hommes et femmes des médias privés crient famine d’une voix inaudible dans le labyrinthe de la misère », a poursuivi Amidou Traoré, porte parole de la coalition des journalistes du privé.

Pour lui et ses confrères, la paupérisation des journalistes du privé est une évidence. « Il n’est pas rare de voir des journalistes du privé rémunérés à 25 000 FCFA le mois (moins du SMIG), si non, qui travaillent sans salaire », ont révélé les conférenciers du jour. Au nombre des problèmes que vivent ces journalistes, ils ont pu citer « une absence de plan de carrière, pas de déclaration à la Caisse de sécurité sociale (CNSS) pour préparer une retraite convenable, et pas de couverture sanitaire pour les journalistes du privé ». En somme, Amidou Traoré et ses confrères ont dépeint une situation sombre de la vie des journalistes du privé.

Pourtant à les écouter, tous ces problèmes devraient être résolus si la Convention Collective qui est le cadre légal définissant les conditions de travail, de traitement et de vie du journaliste était véritablement appliqué par les patrons de presse. C’est la raison pour laquelle, cette conférence de presse, « loin d’être une invite à la charité ou à la compassion est un appel aux patrons de presse et au Conseil supérieur de la Communication et aux autorités compétentes à veiller à la pleine mise en oeuvre de la convention collective et tout ce que cela implique », précisent les conférenciers.
« Nous ne réclamons pas des millions mais qu’on respecte au moins la Convention collective de 2009 qui va impliquer le reversement de nos arriérés de salaire, l’établissement d’un salaire digne pour les journalistes du privé et la protection sociale pour ceux-ci », ont-il conclu.

Hamadou Ouédraogo
Minute.bf

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