lundi 13 avril 2026
spot_img

Burkina/Politique : un divorce dans le camp de la majorité présidentielle

Le mouvement pour le progrès et le changement (MPC) au cours d’une conférence de presse a annoncé sa démission de l’Alliance des partis politiques de la majorité présidentielle (APMP). Cette annonce a eu lieu ce jeudi 10 septembre 2020 au siège de l’opposition politique burkinabè à Ouagadougou.

Le MPC rejoint désormais les partis de l’opposition pour les élections couplées du 22 novembre 2020. Selon les premiers responsables de ce parti, « durant ses cinq années de mandat, le président Kaboré a perdu le contrôle d’un tiers de son territoire et son pouvoir a conduit le Burkina Faso jadis havre de paix et terre d’espoir en un épicentre d’horreurs ». Le parti déplore la non prise en compte de ses proposition dans la gestion du pays. Pour cela, Claude Ouédraogo, président du MPC, explique que « lorsqu’on n’est pas écouté, lorsqu’on est lésé, alors il y a un moment où on doit prendre son destin en main et c’est ce qu’on a fait ».

Le MPC estime que le pays n’a aucun avenir avec le pouvoir en place après ses cinq ans de gestion. « Nous ne voulons plus être témoin de ces dérives qui n’ont pas de fin et c’est pour cela que nous avons décidé de quitter pour ne pas être coupable de ce qui va arriver. Nous avons commis l’erreur de ne pas chasser toute la classe politique du parti au pouvoir d’avant. Ce sont eux qui sont revenus au pouvoir et qui sont en train d’amener l’amalgame au pays », regrette Claude Ouédraogo.

Soutenir l’opposition et la candidature de Zéphirin Diabré aux élections présidentielles du 22 novembre 2020 est la nouvelle conviction du parti qui fait savoir que son choix est porté sur le président candidat de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), chef de file de l’opposition politique burkinabè, « au regard de ses capacités à rassembler les Burkinabè de tous les bords pour un sursaut national à un moment où le pouvoir du MPP a réussi le triste exploit de diviser le peuple, les travailleurs, les autorités religieuses et la classe politique».

Mireille Sandrine Bado
Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Articles connexes

Traçabilité des produits issus du tabac au Burkina Faso : Plus de 100 acteurs en infraction après les contrôles de la BMCRF

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), à travers son Coordonnateur général...

Coupe d’Afrique des Universités : L’Université Joseph Ki-Zerbo remporte le premier match face à l’Umanis Business School (6-5)

Le Soccer Charles Kaboré a accueilli la cérémonie d’ouverture de la première édition de la Coupe d’Afrique des...

Responsabilité sociétale des entreprises : Le Premier ministre appelle à des actions concrètes

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu en audience, ce lundi 13 avril 2026, une délégation...

Moyen-Orient : Après l’échec des pourparlers, les Etats-Unis annoncent un blocus des ports iraniens

Dans la soirée du dimanche 12 avril 2026, l'armée américaine a annoncé un blocus des ports iraniens à...