Burkina/Politique : un divorce dans le camp de la majorité présidentielle

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Le mouvement pour le progrès et le changement (MPC) au cours d’une conférence de presse a annoncé sa démission de l’Alliance des partis politiques de la majorité présidentielle (APMP). Cette annonce a eu lieu ce jeudi 10 septembre 2020 au siège de l’opposition politique burkinabè à Ouagadougou.

Le MPC rejoint désormais les partis de l’opposition pour les élections couplées du 22 novembre 2020. Selon les premiers responsables de ce parti, « durant ses cinq années de mandat, le président Kaboré a perdu le contrôle d’un tiers de son territoire et son pouvoir a conduit le Burkina Faso jadis havre de paix et terre d’espoir en un épicentre d’horreurs ». Le parti déplore la non prise en compte de ses proposition dans la gestion du pays. Pour cela, Claude Ouédraogo, président du MPC, explique que « lorsqu’on n’est pas écouté, lorsqu’on est lésé, alors il y a un moment où on doit prendre son destin en main et c’est ce qu’on a fait ».

Le MPC estime que le pays n’a aucun avenir avec le pouvoir en place après ses cinq ans de gestion. « Nous ne voulons plus être témoin de ces dérives qui n’ont pas de fin et c’est pour cela que nous avons décidé de quitter pour ne pas être coupable de ce qui va arriver. Nous avons commis l’erreur de ne pas chasser toute la classe politique du parti au pouvoir d’avant. Ce sont eux qui sont revenus au pouvoir et qui sont en train d’amener l’amalgame au pays », regrette Claude Ouédraogo.

Soutenir l’opposition et la candidature de Zéphirin Diabré aux élections présidentielles du 22 novembre 2020 est la nouvelle conviction du parti qui fait savoir que son choix est porté sur le président candidat de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), chef de file de l’opposition politique burkinabè, « au regard de ses capacités à rassembler les Burkinabè de tous les bords pour un sursaut national à un moment où le pouvoir du MPP a réussi le triste exploit de diviser le peuple, les travailleurs, les autorités religieuses et la classe politique».

Mireille Sandrine Bado
Minute.bf

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