CENI : Deux commissaires de l’opposition prêtent serment en remplacement des démissionnaires

0
Deux commissaire de la CENI ont prêté serment devant le conseil constitutionnel

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), après les élections de novembre 2020, a connu la démission de deux de ses commissaires. C’est ainsi que le conseil des ministres, en sa séance du 07 avril 2021, a adopté un décret portant nomination de 2 membres de la CENI représentant l’opposition politique, en remplacement des membres démissionnaires. Les deux nouveaux commissaires de la CENI que sont Aboubacar Sawadogo et Omar Ouédraogo, tous du Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP), ont prêté serment devant la Cour constitutionnelle ce jeudi 22 avril 2021 pour remplacer les commissaires démissionnaires Adama Kéré et Samuel Ibrahim Guitenga.

C’est sous l’œil vigilant du président de la CENI, Newton Ahmed Barry, que les deux nouveaux commissaires ont prêté serment devant le Conseil constitutionnel. Ces deux commissaires, représentant l’opposition politique, travailleront avec les 13 autres commissaires de la CENI.

La Commission électorale, faut-il le signaler, compte 15 commissaires dont 5 désignés par la majorité présidentielle, 5 par l’opposition politique, un de chaque communauté religieuse (catholique, musulmane, protestante), un commissaire désigné par les autorités coutumière et un par les Organisation de la Société civile (OSC).

Les deux commissaires de la CENI devront remplacer les commissaires démissionnaires suite à la nouvelle configuration politique après les élections de novembre 2020

« Bien que nous venons d’une autre composante, désormais nous sommes des commissaires pour servir la Nation toute entière. Il ne faut pas avoir un regard partisan sur les commissaires que nous sommes », a indiqué Aboubacar Sawadogo au sortir de la cérémonie de prestation de serment. Les deux nouveaux commissaires ont placé leur mandat au sein de la CENI sous le signe du travail en commun pour le respect de la démocratie dans le pays. « Nous allons travailler ensemble pour que les élections au Burkina Faso puissent se faire dans la transparence totale, la légalité et dans le respect des textes en vigueur », a confié M. Sawadogo.

Hervé KINDA
Minute.bf

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Votre nom