Droits des personnes handicapées : Un atelier pour harmoniser les indicateurs de suivi

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Un atelier sur l’appropriation et l’harmonisation des indicateurs de suivi de la mise en œuvre de la Convention relative aux Droits des Personnes handicapées (CRDPH) et de la Stratégie nationale de Protection et de Promotion des Personnes handicapées (SN-3PH) s’est ouvert le lundi 22 mars 2021 à Ouagadougou, sous la présidence de la Ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo/Marchal, qui a été représentée par son Directeur de cabinet (DIRCAB), Seydou Soulama.

La question de la protection des droits des personnes handicapées est au centre des préoccupations aussi bien au plan national qu’international. Le Burkina Faso qui a ratifié des conventions internationales a mis en place « plusieurs cadres juridique et institutionnel aux fins d’une meilleure inclusion de la problématique du handicap dans le processus de développement ». On peut noter à ce titre, l’adoption d’une loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées, le 1er avril 2010 ; « la mise en place du Conseil multisectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées en 2012 et de son Secrétariat permanent (SP/COMUSD/Handicap ) en 2014 et l’adoption de la SN-3PH ».

En outre, à travers le SP/COMUD/Handicap, le Burkina a entrepris « l’élaboration d’indicateurs de suivi de la mise en œuvre de la CRDPH ». En 2016, ce processus a permis l’identification de 96 indicateurs à partir desquels un rapport initial sur sa mise en œuvre au Burkina Faso a été élaboré en 2018.

Dolorès Mattossovich ( 1er plan), représentante de Domenico Bruzzone, le Directeur Bureau régional de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS)  et des Partenaires techniques et financiers (PTF)

Par ailleurs, Seydou Soulama a souligné qu’au niveau de certains ministères, « des indicateurs existent de façon disparate et ne répondent pas le plus souvent aux besoins d’informations souhaités par le Système des Nations Unies alors qu’au niveau international, l’Union Européenne à travers le projet « Combler l’écart II » a produit des indicateurs basés sur les droits humains pour le suivi de la convention ».

Partant de cette pluralité d’instruments, il était de bon ton, selon le ministère en charge des questions humanitaires, avec l’appui de la Coopération italienne, de tenir ce présent atelier qui vise à « définir les différents indicateurs de suivi harmonisés ». Selon M. Soulama, cet atelier devra permettre de faire le rapportage comme il se doit, d’avoir une idée globale de la manière dont les droits des personnes handicapées sont mis en œuvre, de déceler les insuffisances afin de voir les points à améliorer dans la protection des droits des personnes handicapées. A l’en croire, il sera également question de renforcement des capacités des participants en matière d’appropriation des indicateurs de suivi. Toute chose que la représentante de Domenico Bruzzone, le Directeur Bureau régional de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), Dolorès Mattossovich, a salué.

L’AICS soutient le Burkina dans la protection des droits des personnes handicapées

Une vue des participants à cet atelier…

Félicitant le Burkina pour les efforts dans la promotion et la protection des droits des personnes handicapées, Dolorès Mattossovich a indiqué que ce projet mis en place avec le gouvernement burkinabè est « l’expression d’un engagement à un niveau global d’organisation internationale et de l’AICS pour qu’il soit plus inclusif ». En effet, convaincue que le développement ne pourra être pensé sans l’inclusion de toutes les personnes, cette dernière a regretté l’absence de données qui fait que « les personnes handicapées sont restées invisibles ». Cette situation de son avis, affecte les politiques publiques et ne permet pas « aux institutions de développer des interventions qui puissent prendre en compte les personnes avec un handicap ».

Partant de cela, au nom des PTF, Dolorès Mattossovich a promis « d’accompagner et de travailler avec le gouvernement pour soutenir son action dans le développement des outils de stratégies de plans d’action. »

Pour cet atelier qui s’étend jusqu’au 26 mars prochain, M. Soulama et la représentante des PTF ont invité les participants à une pleine implication dans les activités pour produire des résultats à même de permettre l’atteinte des objectifs.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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