École nationale de Police: La promotion « Union sacrée » fait sa sortie

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La cérémonie de sortie de la 50e promotion de l’École nationale de Police s’est tenue ce vendredi 23 juillet 2021 à Ouagadougou sous le thème : « La formation du policier à l’aune de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale ». La cérémonie a été placée sous le patronage du Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré et sous le parrainage du ministre d’État en charge de la Réconciliation nationale, Zéphirin Diabré.

Les élèves de la 50e promotion de l’École nationale de Police, à en croire le directeur général de l’Ecole, Sié Tiéfi Dabiré, ont été totalement formés dans la moule de l’enseignement de type modulaire, alliant la théorie à la pratique avec des stages de découverte et d’application dans tous les services de la Police nationale et municipale.

Après deux années de formation, ce sont 639 policiers dont 453 sous-officiers de la Police nationale et 186 fonctionnaires de la Police municipale qui ont effectué leur sortie ce 23 juillet 2021 avec pour nom de baptême « Union sacrée».

L’École nationale Police, faut-il rappeler, a été érigée en établissement public de l’Etat à caractère administratif le 03 février 2021. Mais jusqu’à présent, confie le directeur Sié Tiéfi Dabiré, l’opérationnalisation des statuts à cet effet n’est toujours pas effective. « Toute chose qui ne favorise pas la sérénité nécessaire à l’accomplissement de nos activités », soutient-il.

Prenant la parole, le ministre de la Sécurité, Maxime Koné a fait noter que la qualité de la formation du policier est l’un des leviers de la transformation du secteur de la sécurité. Il promet alors de mettre tout en œuvre pour qu’elle produise des femmes et des hommes qui seront de grands artisans du vivre-ensemble dans le pays. « Pour ce faire, mon département s’active déjà, et depuis quelques mois, à opérationnaliser le nouveau statut d’établissement public de l’état à caractère administratif des écoles de police », a confié le chef du département de la Sécurité. Cette décision gouvernementale, dit-il, vise à assurer une autonomie administrative et financière dans la gestion des écoles, gage d’un meilleur fonctionnement.

« Votre mission prend une nouvelle dimension »

Pour le parrain de cette 50e promotion, Zéphirin Diabré, ses filleuls terminent leur formation dans un environnement national marqué, entre autres, par la montée du péril terroriste, et par la volonté farouche des Burkinabè de tourner la page de leur passé sombre pour se réconcilier et façonner pour eux-mêmes un nouvel avenir.

« Face au péril terroriste, qui s’est invité chez nous, votre mission prend une nouvelle dimension. Elle passe du simple au complexe. Du prévisible à l’imprévisible. Du connu à l’inconnu. Je vous encourage à puiser dans votre attachement à la cause de la patrie, les ressources nouvelles dont vous aurez besoin, pour être en phase avec le nouvel environnement sécuritaire », a recommandé Zéphirin Diabré à ses filleuls.

Le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale, Clément P. Sawadogo, représentant le Premier ministre, a, dans le même sens, souligné que « face au défi sécuritaire, le policier que nous voulons voir aujourd’hui n’est certainement pas celui d’il y a 10 ans, 20 ou 30 ans, car le contexte a beaucoup évolué».

De ce fait, a-t-il poursuivi, de nos jours, le policier doit faire face à des situations que le Burkina Faso ne connaissait pas avant.  « Ce sont donc des policiers qui doivent être beaucoup plus endurants, encore mieux formés pour faire face à des bandits de grands chemins et à des terroristes quelques fois armés plus que les policiers eux-mêmes », a mentionné le ministre Sawadogo, avant de préconiser que l’école fasse preuve d’innovation et d’adaptation pour être à la hauteur des défis sécuritaires actuels.

La cérémonie de sortie de la 50e promotion de l’École nationale de Police s’est soldée par une plantation d’arbres dans la cour de l’École nationale de Police.

Hervé KINDA

Minute.bf

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