Gel des comptes des traders : « Nous voulons notre argent» (Investisseur)

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"Dans cette vie, il n’y a jamais de l’argent facile", selon Lazare Zongo, un investisseur dans le domaine du trading

Lazare Zongo est étudiant en année de Master à l’université de Ouagadougou en En Informatique et système d’information et de réseaux. C’est un investisseur dans le domaine du trading qui a été reçu à www.minute.bf pour parler de l’activité du trader, les difficultés que les investisseurs rencontrent actuellement dans cette activité et les mesures qui vont être prises à l’interne pour que chaque investisseur puisse entrer dans son droit. Il demande le dégel des comptes pour permettre à chacun d’avoir son argent.

Minute.bf : Etes-vous trader ?

Lazare Zongo : Je ne suis pas Trader, je suis un investisseur. L’investisseur c’est celui qui confie son argent au trader qui, à son tour, fait des achats et des ventes sur le marché boursier et en cas de bénéfice, reverse un pourcentage à l’investisseur. Avant d’aller investir, nous avons fait nos investigations et nous nous sommes rendu compte que c’est une activité qui est réelle, qui marche, qui est légale et qui peut nous permettre de sortir de la précarité. Le trader est un fin connaisseur des enjeux économiques, il fait des prévisions sur le marché boursier en fonction de certaines tendances comme la monnaie, l’influence politique et le cours de certaines matières premières afin de faire du profit en fonction de ses placements en bourse. Il faut noter que plus la somme misée est importante, plus le trader est susceptible d’avoir de grands profits. Les investisseurs et les traders sont donc des associés qui veulent maximiser leurs profits.

Quelle est la nature des difficultés que vous rencontrez ?

Jusqu’à un certain moment, les investisseurs que nous sommes confiaient notre argent en toute quiétude aux traders. Il faut rappeler que le trading est une activité qui s’est installée au Burkina dans le respect de la loi. Ainsi, avant de s’installer, les sociétés de trading sont allées voir des bureaux d’étude en droit pour voir dans quelle mesure elles peuvent se conformer à la loi. Ces bureaux d’études ont fait comprendre aux sociétés de trading que la constitution et la loi burkinabè n’ont pas prévu ce genre d’activité. Il y a un vide juridique en quelque sorte en la matière. Le bureau d’étude a alors fait savoir que la loi burkinabè dit également que ce qui n’est pas interdit par la loi est autorisé.

Depuis 2016 jusqu’à nos jours, aucun investisseur ne s’est plaint vis-à-vis des traders. Quand un investisseur va vers un trader, il y a un contrat qu’il doit signer. Dans le contrat, il est signifié la finalité de votre argent, ce que l’investisseur gagne, et à quel moment vous allez recevoir vos bénéfices. Si tout cela vous convient, vous signez le contrat. Tout se passait bien jusqu’au jour où, nous avons appris qu’une note interdisant la collecte des fonds est sortie pour demander aux traders de se conformer. Les traders ont donc voulu s’y conformer. Mais, à notre grande surprise, après cette note, s’en est suivi le gel des comptes des traders, c’est-à-dire nos investissements. Pis, après le gel des comptes, c’est le ministère de l’économie et des finances qui fait sortir une note également qui dit que tous ceux qui mènent une activité dans le sens du trading doivent mettre fin à leur activité afin de se conformer. Nous avons même entamé des démarches auprès de l’autorité pour montrer le bienfondé de l’activité et la nécessité des investisseurs à entrer en possession de leur fonds parce qu’il y a des gens qui ont misé tout leur argent et qui n’ont plus rien actuellement. Mais on n’a pas eu d’impact. C’est la raison pour laquelle nous avons initié une conférence de presse le 19 octobre 2019 avec pour objectif de prendre l’opinion publique à témoins parce que nous trouvons que c’est vraiment déplorable.

Nous pensons que si ce problème est survenu, c’est à cause d’une jalousie qui existait déjà entre les banques et les sociétés de trading parce qu’il y a plein de clients qui quittaient les banques pour aller vers les sociétés de trading.

Concrètement, à combien pouvons-nous estimer le montant gelé dans les comptes des traders et des investisseurs ?

Ce que l’on peut dire, le montant est estimé à environ 26 milliards de FCFA. Mais il faut noter que l’activité de trading se passe sur une plateforme. Pour se faire, l’on doit avoir de l’argent dans une banque et de la banque vers la plateforme pour pouvoir faire les placements, si bien que l’argent qui se trouve sur la plateforme dépasse largement ce qui se trouve dans les banques. Les 26 milliards gelés, c’est ce qui se trouve dans les banques. Pour ce qui se trouve sur les plateformes, seul le trader peut le savoir.

« Les sociétés de trading sont loin d’être les blanchisseurs d’argent… »

Certains noms ressortaient fréquemment dans votre situation actuelle. Je pense aux Messieurs Nassa et N’Diaye…

M. N’Diaye, oui. Mais nous n’avons pas fait cas de M. Nassa. C’est plus sur les réseaux sociaux que son nom est cité. Le nommé N’Diaye quant à lui, a été déclaré persona non grata au Burkina lors de notre conférence de presse. C’est quoi le problème ? Les sociétés de trader travaillaient sans problème jusqu’à ce que les banques les voient comme des concurrents. C’est ainsi qu’elles sont allées saisir le ministère de l’économie et des finances pour dire que le trading c’est de l’arnaque. L’affaire est donc allée en justice. Pour M. N’Diaye, nous ne sommes vraiment pas contents de lui, nous ne voulons plus de lui au Burkina. C’est au moment que le juge d’instruction a programmé les auditions des sociétés que ce même monsieur avait effectué une visite au Burkina. Se prononçant sur la question, il a fait comprendre que cette activité qui, pourtant, se pratique partout dans le monde, est considérée comme une arnaque au Burkina Faso. Venant de quelqu’un qui n’est pas un avisé des finances nous aurions toléré mais venant de lui, nous avons tout de suite compris qu’il est venu pour envenimer l’affaire. Il a même dit aux investisseurs de ne pas s’inquiéter parce que c’est l’Etat qui payera leurs capitaux. Pourtant, nous, investisseurs, nous n’avons pas confié notre argent à l’Etat. S’il avait fait savoir que la justice allait nous permettre, à  l’issue du jugement, de rentrer en possession de nos capitaux, nous pouvions comprendre. Nous avons tout de suite compris qu’il était venu pour dresser les uns contre les autres. C’est la raison pour laquelle nous l’avons déclaré persona non grata au Burkina.

Des gens disent que c’est de l’argent facile, qu’il y a de l’arnaque, et même qu’il y a des possibilités de financement de terrorisme et de blanchiment de capitaux dans ces activités. Que répondez-vous à ces personnes ?

Dans cette vie, il n’y a jamais de l’argent facile. Présentement, nous sommes en train de courir de gauche à droite. Souvent, l’on est obligé de laisser certaines activités pour gérer d’autres. C’est pour vous dire tout simplement que ce n’est pas de l’argent facile. C’est un investissement, ce qui veut dire que tu as d’abord travaillé et comme on le dit souvent, « on travaille pour payer mouton et pas pour devenir mouton ». C’est-à-dire, quand tu travailles, à un moment donné, tu dois penser à investir. C’est comme dans les différentes grandes sociétés où des gens partent payer des actions. Et après, ils sont chez eux, et ce sont d’autres personnes qui travaillent. A la fin, si l’entreprise a fait des bénéfices, ils se les partagent. S’il n’y a pas de bénéfice aussi, vous faites avec.

Avant de s’engager, il  y en a qui se rendent chez des juges ou des huissiers de justice pour comprendre. Les huissiers les font comprendre que c’est un risque qu’ils prennent sinon l’activité elle-même, est réelle. Mais le jour que les choses ne marcheront pas, il sera difficile pour les investisseurs, eux-mêmes, de s’en sortir face à ces sociétés là, parce qu’il n’y a pas de loi règlementant cette activité. Nous avons tous pris un risque en partant là-bas, mais nous avons confiance en eux.

Ceux qui parlent d’arnaque, il suffit tout simplement de faire des recherches sur le trading à travers internet pour comprendre. Depuis que le trading est arrivé au Burkina, il y a des gens qui se sont fait former et qui ont commencé à travailler pour eux-mêmes. Il y a même des fonctionnaires de la fonction publique qui ont déposé leur démission pour se lancer dans le trading. Si c’était une arnaque, ils n’allaient pas le faire. C’est pour vous dire que le trading est une activité qui existe bel et bien. Au Ghana voisin, l’activité est règlementée et l’Etat même s’implique davantage pour son bon fonctionnement. Dans les pays développés, les informaticiens ont développés des robots traders pour « trader » pour certaines personnes. Ailleurs, il y a des formations à l’université dans ce sens avec des diplômes à l’appui. Il y a des gens ici qui se sont déplacés aux Etats-Unis pour se faire former et d’autres se forment en ligne.

Ceux qui parlent de blanchiment d’argent, qu’ils sachent que cette activité se passe avec les banques. On ne peut pas faire de trading sans les banques. Les traders utilisent une plateforme pour transiter leur argent. Cette plateforme, l’on doit d’abord la transformer en compte réel. La banque a sa méthode d’utiliser la carte. Les plateformes sont gérées par des courtiers qui sont entre les traders et les banques. Si la somme est importante, les courtiers la bloquent et font ressortir l’information de la transaction, c’est-à-dire, de la banque dans laquelle la somme a été transférée vers la plateforme, le pays, l’heure et la personne qui a fait le transfert. Ensuite ils alertent la banque et si la banque ne confirme pas, l’argent restera bloqué.

Aussi, comme le dit un proverbe de chez nous : « Qui veut tuer son chien l’accuse de rage ». Comme on veut tuer nos sociétés de trading, on va les accuser de blanchiment de capitaux, sinon, dans ce pays, nous connaissons qui sont les blanchisseurs d’argent. Les sociétés de trading sont loin d’être les blanchisseurs d’argent.

Donc ceux qui parlent de blanchiment d’argent, cela ne concerne pas le trading sinon les banques allaient se douter de quelque chose et signaler cela.

Les investisseurs traders mobilisés au cours d’une conférence de presse pour exiger le dégel des comptes des sociétés de trading

Parlant du financement du terrorisme, je ne sais vraiment pas quoi dire. Je ne sais même pas où se trouvent les terroristes encore moins comment se fait leur financement. Il y a des gens qui disent que le blanchiment d’argent et le financement de terrorisme sont deux choses de même nature. Toutes ces notions ont été utilisées pour dissuader les investisseurs, voire les retourner contre nous afin qu’ils nous combattent. Mais comme les investisseurs connaissent ce que c’est que le trading, personne ne s’est plaint, ils ont toujours fait confiance aux sociétés.

Est-ce que dans le trading, un investisseur peut perdre tout son investissement ?

Cela dépendra du trader. Le trading, c’est faire des achats  et des ventes. Si vous acheter quelque chose et qu’après il se trouve que c’est trop cher, il se peut que vous n’arrivez pas à le revendre ou que vous le vendiez à perte. C’est aussi un travail professionnel. Ce n’est pas parce que tu as appris comment prendre une position, comment faire des achats et/ou des ventes, que tu es un trader. Il faut être un professionnel. Le métier, c’est perdre ou gagner mais les professionnels perdent moins. Il s’agit de faire en sorte que la différence entre tes pertes et tes gains soit positive. Donc, dire qu’un investisseur peut perdre, cela dépend de la maison à laquelle il a confié son investissement et de la qualité du trader. Il faut noter que la société Global Business Managment International (GLOBUMI) en 2017, a été le meilleur trader au monde. C’est une activité mondiale et les meilleurs sont récompensés. GLOBUMI a été primée, c’est dire que leur professionnalisme a été reconnu. On n’a jamais entendu que cette société a eu des problèmes avec ses investisseurs. On peut perdre, c’est vrai, mais jusque-là, avec nos maisons, personne ne peut dire qu’il a confié son argent et qu’il n’a pas eu gain de cause.

Après votre conférence de presse, quelles sont les autres actions  que vous entendez mener pour vous faire plus entendre ?

Notre conférence de presse avait pour but d’informer l’opinion publique parce que cette affaire perdure depuis plus de six mois. Beaucoup de personnes ne savaient pas ce qu’il se passait. Nous n’avons parlé de cela dans aucune presse. Il y a eu quelques émissions avant  notre conférence de presse. Mais c’est à travers la conférence que la population a compris ce qu’il se passe. C’est le trading qui peut sauver l’Afrique actuellement. C’est une activité où on met tout le monde au même pied. La conférence de presse a atteint ses objectifs parce que la majorité sait maintenant ce que c’est que le trading.

Revenant à votre question, je peux dire que c’est l’Etat qui  est à l’origine de cette affaire à partir du moment qu’il percevait des impôts de ces sociétés de trading. L’Etat savait en réalité ce que ces maisons de trading menaient comme activité. Nous pensons que l’autorité doit communiquer sur cette question avec la population parce que six mois c’est trop.

Si l’Etat ne réagit pas, nous allons nous retrouver pour voir dans quelle mesure nous pouvons entrer en possession de nos dus. Dans cette affaire, il y a des gens qui ont perdu des proches par manque de moyens pour honorer le coût de leurs soins, parce qu’ils avaient tout investi dans le trading. Nous voulons notre argent. Il faut donc dégeler les comptes.

Propos recueillis par A.K. et Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

6 COMMENTAIRES

  1. Les uns auraient pu laisser leur égo pour se donner la main et construire le Burkina Faso puis l’Afrique de l’Ouest et enfin l’Afrique sinon on recolte ce qu’on a semé. Rien ne pourra en empêché de devenir riche. Soutien total à la jeunesse trader et aux sociétés

  2. Typologie de Trading , mais en réalité de l’arnaqu Au fond.

    Qui est Bernard Madoff ?

    Bernard Madoff, célèbre courtier à Wall street, incarne le rêve américain par excellence. En effet, d’abord maître nageur à Long Island, il crée un fond d’investissement à 22 ans, avec seulement 5000 $. Réputé intuitif, et très « éthique », cela lui permet de s’imposer au sein de la communauté financière. Au point même de devenir, en 1990-1991, président de la Nasdaq (prestigieuse bourse des valeurs technologiques).

    C’est une figure importante de la communauté juive new-yorkaise, très présent dans les activités caritatives et culturelles. Son succès était garanti par le fait qu’il offrait à ses clients des gains croissants et très peu volatils.

    En quoi consiste le travail de Madoff ?

    Madoff recevait par le biais de son fonds (Bernard Madoff investment Securities) des capitaux à gérer, qu’il investissait dans les hedge funds (fonds d’investissement à risque), dont la performance était réputée supérieure à la moyenne (de 10 à 15%, quand le marché n’en offrait que 5% maximum). Il prétendait ainsi rendre 115€ à ses clients qui lui en donnait 100. Mais, au lieu de placer l’argent en bourse pour le faire fructifier, Madoff utilisait l’argent de ses nouveaux clients pour le donner aux anciens investisseurs. En d’autres termes, 15€ de gains des 115€ étaient simplement issus des sommes prêtées par les nouveaux investisseurs.

    Où réside donc la supercherie ?
    Lorsque le rendement n’était pas au rendez-vous, au lieu de diminuer les rendements de ses clients, Madoff utilisait donc l’argent des uns pour les reverser aux autres. Un système pyramidal qui ne pouvait fonctionner qu’à condition que tout le monde ne souhaite pas récupérer son investissement au même moment. Ainsi, ceux qui récupéraient leurs investissements étaient satisfaits des rendements exceptionnels quand les autres espéraient une satisfaction future d’après la réputation de l’escroc en chef.

    Ignorant évidemment que Madoff, en vérité, dilapidait le capital de ses clients. Il faut également savoir que Madoff ne recevait pas directement l’argent de ses clients. Les nouvelles arrivées d’argent passaient par des intermédiaires « rabatteurs » (ou feeder funds) chargés de trouver des investisseurs pour Madoff. Ce système permettait de ne pas avoir à justifier directement ses agissements. Les intermédiaires, eux-mêmes clients, ignoraient l’arnaque et faisaient même de la publicité pour Madoff.

    Comment a-t-il été découvert ?

    Quand la crise boursière a éclaté (avec la crise des subprimes), les investisseurs se trouvèrent face à un marché en grande difficulté. Ayant besoin d’argent, et moins confiants qu’auparavant, ils décidèrent en masse de récupérer l’argent déposé auprès de Madoff. Trop à la fois. Madoff n’a plus assez d’argent pour rémunérer tous ses clients. Puisqu’il s’est servi de leur argent pour rendre les soi-disant bénéfices (inexistants) de 15%. Dans l’incapacité de satisfaire ses clients, il prévient son fils, qui lui même prévient le F.B.I. Le 11 décembre 2009, B. Madoff est arrêté.

    Qui s’est fait avoir ?

    Ce sont des riches particuliers, de grandes institutions financières (au Japon, en Espagne, en France…), mais aussi le cinéaste S. Spielberg. La banque espagnole Santander est la plus exposée à la fraude, avec une perte évaluée à 3 milliards de $. Côté français, Natixis évalue à 450 millions d’€ sa perte potentielle quand BNP l’estime à 350 millions d’€. Ajoutons à cela 40 millions d’€ de pertes des petits épargnants français.

    Comment Madoff a-t-il pu échapper au contrôle ?

    La Sécurities Excahange Commission (SEC : gendarme de la bourse) est pointée du doigt pour ses nombreuses défaillances. En effet, Madoff a été contrôlé à 3 reprises sans être jamais inquiété par d’éventuelles enquêtes. Pire encore, depuis 2006, sa société n’était même plus enregistrée auprès de la SEC, alors que ceci est parfaitement illégal. Pourtant personne n’a dénoncé quoi que ce soit.

    Les promesse de rendements exceptionnels que Madoff garantissait auraient également dû alerter les autorités lors de la crise de la bulle internet de 2001 ou de l’après 11 septembre, lorsque le marché s’effondrait.

    Quel est le montant de l’escroquerie ?

    Madoff estime avoir perdu 50 milliards de $. Pour autant, il assure n’avoir gagné son argent (personnel) qu’avec les commissions perçues pour gérer les actifs de ses clients. Mais il n’a apparemment pas, d’après les débuts de l’enquête, détourné des sommes supplémentaires. Il les utilisait seulement pour garantir des rendements très importants.

    Aujourd’hui Bernard Madoff doit effectuer la peine de 150 années de prison. Ce chiffre, aussi absurde soit-il, est à la hauteur de la supercherie dont cet homme a été l’auteur. Mais il ne faut pas oublier que Madoff n’est qu’un pion parmi tant d’autres. Et qu’il serait naïf de croire que la révélation de ce scandale marquerait la fin de ces folies financières. A défaut d’avoir remis en cause un système tout entier, on préfère en révéler sa corruption.

    Mais n’est-il pas maintenant venu le temps de dire que c’est ce système dans son intégralité qui est à revoir ? Plutôt que de laisser croire que quelques personnes tout à fait marginale, puissent corrompre un monde tout entier.

    D.Perrotin

    Typologie de Forex

  3. Mr yonli, est ce que vous comprenez se que vous avez « copié collé »?
    Le trading et affaire madoff n’a rien à voir.

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