L’albinisme au Burkina : « Nous voulons l’inclusion et non la discrimination » (Membre ABIPA)

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L’Association burkinabè pour l’inclusion des personnes albinos (ABIPA) a célébré la 5e journée internationale de sensibilisation à l’albinisme, le jeudi 13 mai 2019 à Ouagadougou à travers le thème: « Toujours aussi fort ». Un thème choisi par les Nations unies pour « reconnaitre, célébrer et encourager la force des personnes vivant avec l’albinisme ».

Cette 5e journée internationale de sensibilisation à l’albinisme se tient dans un contexte marqué par la discrimination, l’exclusion, et le traitement méprisant à l’endroit des personnes atteintes d’albinisme au Burkina Faso où cette célébration est placée « sous l’angle de la problématique de la prise en charge sanitaire de l’albinisme, afin d’interpeler l’État, à travers le ministère de la santé, sur l’impérieuse nécessité de faire de l’albinisme une question de santé publique ».

En effet, selon les explications de Fabéré Sanon, président de l’ABIPA, « les conditions de travail extérieures dans lesquelles les personnes albinos se trouvent souvent, sont inadaptées ». Des séquelles, signe d’expositions prolongées d’albinos au soleil, sont souvent un « lit du cancer de la peau et l’accélération désastreuse de sa progression ». Chose qui serait même une cause du décès de 14 personnes, selon l’ABIPA, entre 2006 et 2018.

Les problèmes de santé et la discrimination croisés dans le contexte des facteurs exogènes, poursuit M. Sanon, ont un impact sur l’exercice des autres droits de l’homme des personnes albinos, tels les droits socioéconomiques. « Nous ne voulons plus de cancer de la peau; nous voulons l’égalité d’accès à l’éducation; nous voulons l’inclusion et non la discrimination », scandait la représentante des enfants albinos membres de l’ABIPA à cette cérémonie.

« Nous interpelons alors toutes les couches de la société à inclure les personnes handicapées en général et celles atteintes d’albinisme en particulier dans toutes les activités de leurs communautés en prenant en compte leurs besoins », a plaidé M. Sanon.

Un cri de coeur entendu par le représentant du ministre de la santé, Bernard Ilboudo, chargé de mission au Cabinet du ministère de la santé, qui a assuré que « la politique nationale de santé intègre dans ses priorités, la lutte contre les maladies non transmissibles dont les cancers ». Les stratégies nationales de la lutte contre la maladie, a-t-il poursuivi, prennent en compte l’albinisme » dont sont victimes plusieurs Burkinabè.

Armand Kinda
Minute.bf

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