Mutilations génitales féminines : La région du Centre-est classée 6e en matière de prévalence

En collaboration avec le Comité national d’Organisation (CNO), le Groupe d’Action de Lobbying et de Plaidoyer (GALO), composé de femmes des autorités dont l’épouse du chef de l’État, Sika Bella/Kaboré et Mariam Lamizana, a organisé un panel d’information et de sensibilisation sur les mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants, au profit des femmes et filles de la région du Centre-est. Le panel s’est déroulé le mardi 10 décembre 2019 à Tenkodogo, en marge des activités du 11 décembre.

A en croire Mme Sika/ Kaboré, « 6e est le rang occupé par la région du Centre-est en matière de prévalence des mutilations génitales féminines ». Ainsi, ce panel vise, selon l’épouse du chef de l’Etat,« l’élimination des pratiques traditionnelles néfastes sur la santé des femmes et des filles notamment les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants ». Pour ce faire, le GAPO compte passer par « l’information, la sensibilisation » des populations sur ces pratiques et leurs conséquences sur la santé des filles et des femmes. Ces conséquences, de l’avis de Mme Sika/Kaboré, ne se limitent pas à la fille et à la femme.

Sika Kaboré, épouse du chef de l’État burkinabè

« Ces pratiques ont des répercussions sur le développement de notre pays », a-t-elle indiqué, dénonçant ainsi des phénomènes qui ne permettent pas l’épanouissement d’une partie de la population. « Si une partie de la population ne peut pas aller à l’école normalement, elle ne peut pas contribuer au développement de notre pays grâce aux compétences qu’elle aurait pu acquérir ». Au regard de cela, l’épouse du chef de l’Etat en appel à la contribution de tous, les autorités administratives, religieuses et coutumière notamment pour endiguer le phénomène.

« Zéro tolérance à l’horizon 2025-2030 »

Mme Mariam Lamizana a embouché la même trompette en invitant les uns et les autres à s’y mettre afin de venir à bout des mutilations génitales féminines et du mariage des enfants. Aux dires de Mme Lamizana, même s’il y a des avancées en la matière, force est de reconnaitre que le mal persiste.

Ce mal perdure parce qu’il s’agit d’un « changement de comportement qui ne s’opère pas du jour au lendemain puisque c’est la mentalité, la vision des choses qu’il faut changer », a-t-elle expliqué. Ainsi, dans le sens d’atteindre « zéro tolérance à l’horizon 2025-2030 », Mme Lamizana dit compter sur la l’ensemble des populations et particulièrement les hommes et femmes de médias pour relayer les informations et sensibiliser les masses en vue de mettre fin à ces pratiques.

Franck Michaël KOLA (Stagiaire)
Minute.bf

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