Ouagadougou : Il faut sauver les fleurs de l’échangeur du Nord

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L’échangeur du Nord a été inauguré le 15 novembre 2018. Ce projet qui permet de désenclaver les quartiers nord de la capitale burkinabè, a coûté 70 milliards de FCFA à l’Etat. Après trois ans de travaux, l’ouvrage a été officiellement inauguré par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré le 15 novemlbre 2018. Les travaux réalisés par l’entreprise française Sogea Satom, filiale du groupe de BTP Vinci Construction, ont coûté la bagatelle somme de 70 milliards de FCFA (106,7 millions d’euros).

Bien que ce soit le quatrième échangeur de Ouagadougou, il est aussi le premier projet d’infrastructures à être exécuté par l’Etat burkinabè sous forme de Partenariat public privé (PPP) avec des bailleurs conduits par Bank Of Afrika. L’exécution des travaux sous forme PPP au Burkina Faso avait suscité un grand débat à l’assemblée nationale parce que l’opposition politique burkinabè n’approuvait pas le projet et avait, lors de la séance de vote de la loi sous la présidence de feu Salifou Diallo, quitté l’hémicycle. Mais c’était bien après le lancement des travaux de cet échangeur.

Cet rond-point qui attirait jadis du monde est aujourd’hui une poubelle, un tas d’ordures

Aujourd’hui, cette réalisation fait la fierté des Burkinabè et déleste les populations du nord de la capitale du joug de l’embouteillage avec tous les risques qui y étaient rattachés. Mais cet échangeur qui compte 10 ponts d’une longueur comprise entre 40 et 75 mètres ainsi qu’environ 22 kilomètres de voies de béton bitumeux, rencontre quelques difficultés après son inauguration. En effet, si l’opinion s’était indignée des dysfonctionnements dans l’éclairage des lampadaires une fois la nuit tombée et la destruction de la grille qui servait de garde-fou à côté du barrage sur lequel est construit l’échangeur, force est de constater que ce grand projet qui faisait la fierté des populations et qui les attiraient à des séances photos et pour des réalisations de clips, est aujourd’hui abandonné à lui-même.

Les fleurs qui donnaient l’éclat à l’échangeur au niveau de ses ronds-points circulaires ont perdu leur verdure parce qu’abandonnées par les eaux des arrosoirs il y a des lustres. Ces fleurs sont envahies par de hautes herbes et sont toutes mortes, brûlées par les chauds rayons solaires.

Que s’est-il passé pour que ces fleurs ne soient plus arrosées? Pourquoi cet abandon ? La mairie doit illico presto apporter un souffle de vie à ces plants et redonner à l’échangeur son éclat d’antan. Nous apprenons que la mairie centrale de Ouagadougou a organisé ce samedi 23 janvier 2021, une opération dénommée « un coup de balai à l’échangeur du nord ». Une très bonne initiative à saluer. Mais au-delà d’une opération conjoncturelle, des solutions structurelles doivent être trouvées pour sauver le plus grand changeur du Burkina Faso qui s’engouffre de jour en jour dans des immondices et l’epaisse poussière.

Minute.bf

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